lundi , 22 octobre 2018

La situation d’Ebola « moins alarmante » en Guinée qu’en Sierra Leone et au Liberia, selon l’ONU

 

 

La situation de la fièvre hémorragique à virus Ebola en Guinée est moins alarmante par rapport à celle chez ses voisins la Sierra Leone et le Liberia, selon Anthony Banbury, Représentant spécial et Chef de la Mission de Nations Unies pour la lutte contre Ebola (UNMEER) en Afrique de l’Ouest.

 

 

D’après Banbury qui s’exprimait pendant une conférence de presse à l’issue de deux jours de visite de travail à Conakry, la Guinée dégage une lueur d’espoir dans la mesure où la maladie n’a pas touché beaucoup villes comme les deux autres pays.

 

 » En Guinée il y a toujours la possibilité de suivre l’approche traditionnelle qui consiste à identifier, isoler et traiter les personnes infectées et suivre les contacts », a-t-il affirmé.

 

Le diplomate a reconnu toutefois que la situation était « grave » dans les trois pays. « Il faut agir rapidement », a dit Banbury, en faisant allusion à une course à l’issue de laquelle les pays africains touchés par la maladie et leurs partenaires doivent arriver avant le virus. « Il faut que nous agissions rapidement », a-t-il insisté.

 

L’épidémie d’Ebola a fait 3.439 victimes en Afrique de l’Ouest sur 7.478 cas enregistrés dans 5 pays (Sierra Leone, Guinée, Liberia, Nigeria, Sénégal), selon un bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la date du 1er octobre.

 

Anthony Banbury a entamé une tournée dans les trois pays à savoir la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia pour s’enquérir des différentes stratégies mises en place pour contrer la maladie.

 

A Conakry où il a eu des entretiens avec le président Alpha Condé et l’ensemble des humanitaires impliqués dans la lutte contre l’épidémie, il s’est réjoui de la politique du chef de l’Etat en la matière.

 

« Nous partageons la même compréhension de la crise. Je salue son initiative », a dit le diplomate des Nations-Unies.

 

Pas pronostic

 

L’Onu a pris l’engagement d’accompagner la Guinée dans la lutte contre Ebola.  « Nous avons une très grande responsabilité d’agir et très rapidement pour arrêter cette épidémie.

 

Interrogé sur le temps que la Guinée et ses partenaires pourraient prendre pour venir à bout du virus, l’américain a indiqué que cela relèverait d’un jeu de hasard.

« On n’a pas une période exacte pour la fin du virus, cela dépend de nous », a-t-il affirmé. Et d’ajouter :  »Si nous travaillons ensemble, gouvernement et Nations-Unies, je suis convaincu que nous allons mettre fin à cette crise ».

 

Mamady Fofana

+224 622 85 68 59

contact@kaloumpresse.com

 

 

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