mercredi , 22 janvier 2020

Claude Kory Kondiano accuse les intellectuels de provoquer les réticences contre Ebola

En marge des festivités du 56è anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance célébré, jeudi 2 octobre, le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, a accusé les intellectuels d’être à l’origine des réticences dans les zones affectées par le virus Ebola. Propos.

 

« Aujourd’hui, nous célébrons la liberté politique. Quant à la liberté économique, on s’est toujours battu pour l’avoir. Mais, à chaque fois, les différents gouvernements qui sont passés à la tête du pays ont été contrés. Après son accession au pouvoir, le président Alpha Condé a fait un programme de développement qui, dans une certaine mesure, a bien fonctionné jusqu’à l’apparition brusque de  l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola.


Nous sommes en train de combattre cette épidémie. Le virus est apparu en Guinée depuis décembre 2013. Si la riposte a démarré tardivement, c’est parce que tout simplement nous ne connaissions pas ce virus qui s’est déclaré en 1976 au Zaïre, puis au Soudan. On l’a parfois confondu à la fièvre typhoïde et au paludisme. Mais dès qu’on s’est rendu compte qu’il s’agit d’Ebola, le président de la République s’est fortement impliqué dans la riposte.  C’est le lieu aussi de remercier les partenaires qui ne cessent de soutenir la Guinée en cette période difficile.

Mais je vais vous dire que ce ne sont pas les communautés qui sont réticentes.  C’est l’élite et les intellectuels qui sont à la base. Quand les populations ont manifesté à Macenta, il y avait des mains invisibles derrière. À Guéckedou également, il y avait des mains invisibles derrière. Je me suis rendu personnellement à Guéckedou pour leur dire la vérité.


Après, vous avez dû constater que la réticence a disparu, et tout le monde s’est mis dans la sensibilisation. Mais hélas, à Macenta et à Womey  on est retombé dans cette réticence. C’est le cas de Forécariah qui m’a  surtout surpris. J’ai compris que  les populations ne sont pas véritablement responsables de ces actes de réticence. Ce sont les élites et intellectuels que nous condamnons. Aujourd’hui nous célébrons le 2 octobre. Je voudrais, à travers vos micros, exhorter les intellectuels à avoir pitié du peuple de Guinée ».

Propos recueillis par Aliou BM Diallo

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