samedi , 7 décembre 2019

Dossier du 28 sept. 2009: la FIDH demande l’arrestation de Toumba Diakité

La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a qualifié lundi de scandaleuse la fuite du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba, appelant à son arrestation comme il est un des personnages clés du massacre du 28 Septembre 2009.

 

S’exprimant à Conakry pendant une conférence de presse, Mme Souhayr Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH a déclaré que « c’est un véritable scandale que ce monsieur (Toumba, NDLR) puisse encore se promener et faire des déclarations publiques alors qu’il est l’un des principaux supposés coupables ».

Elle a réitéré l’appel adressé à la communauté européenne relatif à l’arrestation d’Aboubacar Toumba Diakité.

La présidente d’honneur de la FIDH trouve « inconcevable » de le laisser en liberté alors qu’il y a un mandat d’arrêt international contre sa personne avec Interpol et un rapport des Nations-Unies qui le met en cause.

Mme Belhassen a exhorté vivement la communauté internationale et les autorités du pays où Toumba Diakité a pu poser sa valise à se manifester pour ne plus le laisser courir.

 

« C’est dangereux pour le dossier du 28 septembre lui-même quand on sait que les autres inculpés n’hésitent pas à charger ce dossier. Il n’est pas là pour répondre aux autres accusations, et beaucoup se défoncent sur lui aujourd’hui », a-t-elle souligné.

Même si la présidente note des avancées  ce dossier, elle rappelle tout de même que beaucoup reste à faire.

 

« Les récentes avancées constituent des signaux positifs, mais les juges doivent désormais accélérer la cadence pour que les personnes suspectées de crimes, à tous les niveaux de la hiérarchie, puissent être mis en cause. C’est à cette condition qu’un procès pourra être tenu dans des délais raisonnables et que la vérité pourra enfin être faite sur ces événements ».

 

Aboubacar Toumba Diakité est cité comme un des personnages clés de la répression sauvage du 28 Septembre 2009 qui a fait au moins 150 tués et de nombreuses violations de droits humains.

 

C’est encore lui qui dégaine son arme contre son patron, le capitaine Dadis Camara, le 3 décembre, dans un camp de Conakry, écartant celui-ci du pouvoir.


Aliou BM Diallo
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