mardi , 19 mars 2019
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UFDG: Un militant met en garde le parti contre le ralliement de certains  »prostitués politiques » (libre opinion)

En Afrique, plus qu’ailleurs, la politique n’a pas de sens. A demander aux politiques pourquoi la font-ils, et 90% ils vont bégayer avant d’ânonner des lieux communs. Et puis avant la fièvre des campagnes électorales, les partis vont au mercato, comme au football pour recruter, ou encore pour organiser la transhumance des quelques moutons égarés. Dans cet exercice excelle désormais les ténors de l’UFGD.

 

 

L’UFDG a tiré leçon de son échec aux présidentielles de 2010. Cellou Dalein Diallo, le leader, plusieurs fois ministres et Premier ministre, a hérité de la maison peule et s’est vu président de la
Guinée. Tout semblait en tout cas acquis pour le candidat qui devançait son adversaire pour le second tour d’au moins 20 points.
Mathématiquement Alpha Condé ne devrait pas être élu. Et pourtant. Il rattrape son retard et devient le président de la république de Guinée. Une claque que M. Diallo a mis plusieurs années a digéré.
Mais l’habileté de ce fin politique est d’aller chercher les faiblesses d’autrui à transformer en atout chez soi. Oui. L’UFDG, malgré quelques bruits dissonants de certains Peuls reste le parti du grand Foutah. Alors les faiblesses d’autrui, sont pour M. Diallo, les fausses notes des autres partis. Sinon on essaye de mobiliser la sympathie de certains leaders politiques, par exemple, Sidiya Touré pour les intellectuels de Conakry et plus largement Soussou, ou bien encore des clins d’œil à Lansana Kouyaté pour que son nom à la puissance Malinké sème le doute dans certaines têtes.
Eh oui, à l’UFDG on a compris que les convictions politiques n’existent pas. Les partis sont représentatifs des régions et des ethnies. Il y a donc intérêt à embrouiller les petits esprits pour
lesquels parler à leur ventre a du sens. Pour l’UFDG Embrouiller le jeu serait presque la ligne à garder quand on s’adresse aux autres, les non-peuls. Et ça marche.
Actuellement, l’UFDG joue la partition Malinké. Le mercato a donné un certain Lamine Camara, terré quelque part en Allemagne. Il se présente lui-même comme la caution Malinké pour l’UFDG. Or, il ne représente rien. A son actif, il est un des anciens du RPG d’Alpha Condé. C’est tout. Plus jamais retourné au pays, aucun mandat électif, ne draine derrière lui aucune masse votante. Il est Camara, point final.

Avantage pour l’UFDG : vieux frondeur du RPG. Dans une salle, sur une photo, mais sans aucune responsabilité, on n’est pas fou à l’UFDG, cela embrouille les esprits. Et on ne s’en cache pas d’ailleurs. On le dit, on le montre et la nouvelle recrue est fière. Elle d’autant plus fière qu’elle sert avec zèle ses nouveaux patrons. Elle fait du recrutement. Elle coopte une nouvelle recrue, tout aussi
transparente que lui. Saran Kourouma qui n’a de faits de guerre et de militantisme chevronné que d’avoir été maîtresse des leaders qu’elle côtoie. Attention préservons Cellou Dalein Diallo de cette menthe religieuse. Du RPG aux flirts avec les rebelles ivoiriens, l’envoyée spéciale du toujours mal inspiré Lamine Camara, a fait des siennes à Bouaké, scandale sexuel, avant d’être gentiment éconduite par ses hôtes qui ne lui ont trouvé nul autre intérêt que l’exhibition d’une plastique vieillissante.
Comme son mentor, elle n’est plus jamais retournée en Guinée, n’a pas d’occupation connue, mais a été au RPG, c’est sûr, employée comme une agitatrice dans les Mamaya. A Paris, le très malin Cellou Dalein Diallo, invite la nouvelle courtisane à déblatérer sur Alpha Condé. La salle observe et apprécie diversement l’intervention de Saran Kourouma, plus grisée de parler devant un micro et de se tenir non loin du Saint-Siège, que de dire son apport à l’UFDG. En effet, elle ne peut rien apporter, et elle n’avait rien à dire puisqu’elle ne sait rien. On s’en amuse. Femme aux mœurs légères. Propos incohérents
devant les militants devant les militants UFDG. Dans un français approximatif. Peut-être devrions-nous lui demander de parler Malinké.
Mais posons-nous quelques questions simples et tentons d’y répondre. D’où vient cette femme seule ? Des quartiers non recommandables de Sarcelles. Que fait-elle ? Rien de bien identifié. De quoi vit-elle ?
D’expédients et d’assistances sociales. Quel est son parcours professionnel ? Mystère. Peut-être même non-répertoriée à Pôle emploi.

 

Plusieurs fois mariée, répudiée, divorcée, 5 enfants avec autant de pères différents, cette femme a une vie dissolue. En multipliant les questions sur elle nous tombons inévitablement dans un désert
effrayant.
Et à regarder de bien près, ce genre de personnage creux peut s’avérer dangereux. Intégrer notre parti, et maintenant, pour cette femme ambitieuse et sans emploi, est plutôt inquiétant. Elle ne représentante rien. Malgré l’analyse distante que j’ai pu conduire, il faut quand même regarder les choses en face. J’ai essayé de me mettre dans la peau d’un observateur de la scène politique guinéenne et brusquement, j’ai été pris d’une peur, presqu’une certitude que ce genre de personne est au mieux une taupe, et au pire une opportuniste mal renseignée sur la supposée richesse des Peuls. Attention aux sangsues.
A propos de son mentor Lamine Camara, autant d’insignifiance que banalité. Désœuvré, aimant la bouteille, célibataire sans responsabilité familiale, rejeté des siens, tente comme Saran Kourouma
de s’offrir une retraite à bon compte. Grillés dans leurs propres familles, ces deux individus qui ont parti lié infiltrent nos rangs.
Depuis que Lamine Camara se dit de l’UFDG, qu’a-t-il apporté au parti? Je veux ici reprocher à nos dirigeants leur imprudence, parce que «à chercher à semer le doute chez autrui, on peut créer le trouble chezsoi ». Par ailleurs, je voudrais très respectueusement exiger des instances dirigeantes du parti qu’elles effectuent des enquêtes de probité et de moralité avant d’accepter ce genre de ralliement, car
qui a trahi une fois trahira toujours.

Dr. Aliou Bah

Enseignant Chercheur

 

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