samedi , 24 août 2019
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Trois bonnes raisons pour lesquelles Womey devait veiller à la sécurité de l’équipe de sensibilisation sur Ebola

Womey, la sous-préfecture qui polarise les attentions depuis le 16 septembre, dans un sens péjoratif malheureusement, ne devait pas attaquer l’équipe de sensibilisation sur Ebola et assassiner lâchement huit de ses membres. Pour trois raisons principales.

 

Primo, les citoyens devaient s’appuyer sur le principe de la sacralité de la vie humaine. Comme le stipule l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ».


Ce principe sacro-saint qui doit réglementer la réaction de toute personne a échappé, hélas, à quelques personnes égarées de Womey qui, malheureusement restent recroqueviller sur l’analyse erronée selon laquelle l’épidémie est une pure invention de l’occident pour les éliminer. Au point d’ôter la vie à  huit personnes parmi lesquelles un pasteur, des hauts fonctionnaires de l’Etat et des journalistes.

 

Secundo, le village Womey devait se sentir heureux. Heureux d’avoir été choisi parmi les centaines qui relèvent de la préfecture de N’Zérékoré à recevoir une telle délégation de haut niveau pour leur parler Ebola, cette épidémie dont l’effet dévastateur n’est plus à démontrer en Guinée et chez nos voisins du Liberia et de la Sierra Leone.

 

Cet accueilli meurtrier, parti des rumeurs selon lesquelles on aurait aperçu des agents en train de pulvériser le village avec des produits suspects, devait au contraire céder la place à une réception chaleureuse et fraternelle dans cette localité où le lavage des mains était déjà introduit comme moyen de prévention de la maladie.

 

Tertio, enfin, aucun sang humain ne devait être versé à Womey à cause d’Ebola dans la mesure où un de ses fils de la contrée est membre du gouvernement. Ce fils du terroir qui n’est autre que le ministre de la Santé, Colonel Rémy Lamah, lui, vient de la sous-préfecture voisine Gouécké. Géographiquement, quelques dix kilomètres séparent seulement les deux localités.

 

Le ministre de la Santé pouvait-il expédier une mission d’extermination à Womey comme le prétendent savoir les manipulateurs à l’origine du carnage ? La réponse est non! non! et encore non. Mais comme on le dit souvent, « aucun prophète n’est bien accueilli chez lui ».

 

Mamady Fofana

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Photo : Guineeinfomonde.com

 

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