dimanche , 20 octobre 2019

Kalifa Gassama Diaby : ’’Je suis victime de mes critiques contre le gouvernement »

Le ministre des Droits de l’homme et des libertés publiques, Kalifa Gassama Diaby, a indiqué jeudi être victime de « menace » à cause de ses critiques contre son propre gouvernement.

 

Pendant une conférence de presse, il a dénoncé les nombreux cas de violations des Droits de l’Homme dans le pays depuis son indépendance. Toute chose qui fait qu’il a été « menacé », selon lui.

En dépit des nombreuses critiques auxquelles il fait face au sein de équipe, le ministre Diaby estime qu’il faut avoir le courage de poser le diagnostique du mal guinéen.

Pour lui, il reste beaucoup à faire. Et il se battra pour que la Guinée soit respectueuse des droits de l’Homme.

 

« Lorsque le ministre porte un regard critique sur la problématique des  droits de l’homme, on m’accuse de me désolidariser des actions gouvernementales. Nous avons le devoir moral, de vérité vis-à-vis de nos concitoyens. Il n’y a pas de passé glorieux en Guinée en matière des droits de l’homme. Le pays, depuis son indépendance n’a pas pu promouvoir les droits humains’’, a-t-il dénoncé.

Pour inverser la tendance, Gassama promet de continuer à participer à la sensibilisation sociale pour que chacun intègre ce comportent en lui.

Le ministre Diaby est clair. « On me menaçait à cause de mes critiques. On m’insultait. Un monsieur qui me harcelait a confessé lorsqu’il a été incarcéré durant une semaine dans une prison », a-t-il révélé.

Tortures et violences

Dans certains lieux de détention, le ministre fustige des actes de « tortures ou des traitements dégradants’’ qui persistent encore. Il a invité l’Etat à créer des conditions d’un environnant garantissant le droit du citoyen. Car, poursuit-il, beaucoup de choses restent à faire pour intégrer l’idée d’Etat auprès de nos concitoyens.

D’après les constats faits par le département des Droits de l’Homme en Guinée, la société guinéenne est de plus en plus violente. Et le ministère croit trouver à cet état de fait une explication: « Dans une société sans justice, sans normes, le droit doit s’imposer à tout le monde’’, a rappelé Kalifa Gassama Diaby. Pour lui, il faut que l’Etat ait cette crédibilité qui n’est pas une force physique, mais « légale ».

Il a souhaité que les citoyens reprennent confiance en la puissance publique. « Nous constatons des débordements violents. Cela fragilise notre pacte social. Il faut qu’un travail urgent soit mené avec l’ensemble de la société pour que nous renoncions à la violence, trouver d’autres modalités d’expressions de nos mécontentements », a lancé le ministre.

Aliou BM Diallo
+224 622 254 564
contact@kaloumpresse.com

 

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