dimanche , 23 février 2020
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Le médecin américain atteint par Ebola prêt à quitter l’hôpital

Son état de santé était observé de près par les scientifiques du monde entier. Kent Brantly, un médecin américain contaminé par le virus Ebola alors qu’il se trouvait au Liberia, devrait sortir, jeudi 21 août, de l’hôpital d’Atlanta où il est soigné depuis plusieurs semaines.

Le citoyen américain avait été le premier à être soigné par un traitement expérimental, le ZMapp, un sérum qui n’avait auparavant été testé que sur le singe et qui a été depuis administré à quelques patients, avec l’aval de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon Franklin Graham, le directeur l’organisation non gouvernementale (ONG) Samaritan’s Purse, pour laquelle travaillait le médecin bénévole, l’homme de 33 ans est désormais guéri, ce que l’hôpital n’a pas confirmé dans l’immédiat. Les services médicaux doivent tenir une conférence de presse dans l’après-midi, lors de laquelle ils évoqueront le cas de M. Brantly et celui Nancy Writebol, autre bénévole de l’ONG contaminée par le virus. La chaîne ABC affirme que M. Brantly prendra la parole devant la presse.

EN ATTENDANT LE VACCIN PRÉVENTIF

Cette guérison pourrait constituer une étape importante dans la lutte contre le virus Ebola. En plus de ce sérum ZMapp, un vaccin préventif contre le virus pourrait faire l’objet d’essais cliniques dès le mois prochain, selon le directeur du département vaccination, vaccins et produits biologiques de l’OMS. Si ces essais sont concluants, le vaccin pourrait être disponible dans le courant de 2015.

Dans son dernier bilan, diffusé mardi 19 août, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recense 2 240 personnes atteintes, dont 1 229 sont mortes. Entre les 14 et 16 août, il y a eu 113 nouveaux cas et 84 morts dans les quatre pays concernés – Guinée, Sierra Leone, Liberia et Nigeria.

Au Liberia, pays le plus touché par l’épidémie, la Croix-Rouge demande la création d’une « organisation internationale qui coordonne la riposte » à Ebola. Selon le secrétaire général de l’ONG sur place, le crématorium de la capitale, Monrovia, n’a pas la capacité suffisante pour incinérer les corps de tous ceux qui ont succombé au virus.

 

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