dimanche , 16 décembre 2018

Bonne pratique du journalisme : les conseils du  »doyen » Mouctar Bah de RFI

Correspondant de RFI et de l’AFP en Guinée, Mouctar Bah, a invité jeudi la jeune génération de journalistes guinéens au respect des règles d’éthique et de déontologie de leur profession qu’il juge « noble ».


Mouctar Bah qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence-débat organisée par la Maison de la Presse a exhorté les journalistes à investiguer, vérifier les informations avant leur diffusion et à ne dire que la vérité.

« Si vous savez que vous êtes lu, respectez vos lecteurs ! Si vous savez que vous êtes écouté, respectez vos auditeurs et si vous savez qu’on vous regarde, s’il vous plait respectez vos téléspectateurs en rapportant les faits tels qu’ils se sont passés », a prodigué le journaliste.

Pour Bah, le journaliste professionnel ne doit ni insulter, encore moins  avancer des propos infondés. Il ne doit non plus « prostituer le métier de journalisme » qui est un métier de « noblesse », a-t-il fait remarquer.

Le correspondant de RFI et AFP qui revendique plus de deux décennies de pratique de cette profession, a en outre rappelé que  le journalisme n’est pas à prostituer. On n’y est non plus pas permis de faire ce que l’on veut.

 

 »Le journalisme a des règles à respecter, des codes d’éthique et de déontologie auxquelles l’on doit absolument se référer afin de faire son travail de manière professionnelle’, a-t-il rappelé.

 

« Un journaliste ne doit pas se comporter comme une vulgaire personne. Celui qui ne peut pas respecter la déontologie de ce métier, mieux vaut aller faire le petit commerce ou aller taper le fer ! Car dans ce métier, on se méfie de faire du n’importe quoi ».

 

L’agencier, en faisant sa lecture sur la presse guinéenne a déploré que certains journalistes guinéens ont un niveau « approximatif ». Son jugement est clair. « Plusieurs hommes de médias ont un niveau bas et d’autres ne sont pas passés par une école de journalisme. Il y a encore qui ont du chemin à faire ».

 

Le conférencier a invité les hommes de médias guinéens à accepter de se former et d’éviter l’amalgame, l’arrogance, le mépris et le non-respect du code d’éthique et déontologie.

 

Depuis quelques années, est né en Guinée un nouveau type de journalisme qui frise la vulgarité et l’agressivité. Au sortie des conférences de presse, des jeunes gens, parfois près d’une centaine n’hésitent pas  »agresser » les organisateurs à qui ils réclament de l’argent au risque de se voir à la Une le lendemain et d’être trainé dans la boue.

 

Le Chef de l’état et les hommes politiques de tous bord sont littéralement insultés à longueur de journée dans les journaux, sur les sites internet ou sur les radios privées.

 

En Guinée on n’hésite pas à dire à un ministre,  »fermes……. ta gueule! ».

 

Une haute personnalité du CNC, -Conseil National de la Communication-,  pour avoir eu le  »toupet » de sanctionner un journal qui selon elle avait manqué à son devoir, s’est vue  »agresser » par ledit journal en ces termes:  » Tu peux prendre  le journal et t’en servir……….dans les toilettes ».

 

Aliou BM Diallo
+224 622 254 564
contact@kaloumpresse.com

 

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