lundi , 18 novembre 2019

Guinée : bientôt le premier Festival international pour la paix

La Guinée va organiser pour la première fois, un Festival international pour la Paix, entre le 2 au 8 novembre 2014, à Conakry, selon la structure de production Tidiane World Music.

 

Le festival vise à contribuer au renforcement de la paix et de la quiétude sociale  en Guinée, à travers la musique et des créations artistiques.

Tidiane Soumah, le Directeur général de l’agence organisatrice, souligne que ce rendez-vous culturel entend alterner musique, danses traditionnelles et contemporaines, dans une dynamique de valorisation de la culture du pays.

L’idée génératrice d’organiser un FIPA à Conakry, est venue depuis que M. Soumah a décidé de rentrer en Guinée, après un long séjour à Montréal, au Canada, selon ses explications.

« Nous avons commencé à faire la promotion de la paix en 2011 par le concept Bouger dans la Paix« , se souvient-t-il. Un événement qui avait enregistré la participation du groupe Magic System, les humoristes ivoiriens Gohou Michel et Adama Dahico, la star sénégalaise Koumba Gawlo Seck, et plus de 2.000 spectateurs vêtus en rouge, jaune et vert, l’emblème de la Guinée.

La seconde activité a été le concept « Vivre dans la paix » en 2012, avec Alpha Blondy, Capleton, Youssou N’Dour, Soprano et plusieurs autres vedettes.  Le but visé était aussi la promotion de la paix et la quiétude sociale en Guinée.

Après avoir capitalisé l’expérience acquise au Canada, Tidiane Soumah décide désormais de transformer ces concepts en un festival international, dénommé FIPA.
« Au regard du passé glorieux de ce pays sur le plan culturel, il fallait que la Guinée aussi ait son festival international dans ce domaine. Car la Côte d’Ivoire s’est faite un nom avec le Masa, Burkina Faso avec le Fespaco », rappelle-t-il.

« Le Yankadi »

Tidiane World Music compte inciter les jeunes à s’intéresser à la danse traditionnelle qui, d’après, recèle de grandes potentialités culturelles. « Vous savez, maintenant il y a plusieurs festivals en Guinée. C’est pourquoi sur le terrain il faut créer une différence dans ce domaine ».

Environ 95% du festival va se focaliser sur la danse traditionnelle vers laquelle « il faut encourager les jeunes à aimer’’, insiste M. Soumah.

Hormis les danses traditionnelles comme le « Yankadi, le Makourou, la danse des ballets (traditionnelles), le festival a instauré la danse contemporaine, comme le hip-hop. ‘’Vous ne pouvez pas demander à un enfant qui est né à l’heure de Facebook de se comporter comme s’il était né en 1958’’, ironise le PDG de la boîte de production.

La première édition du FIPA à Conakry, prévoit, un méga-concert de danse hall et de reggae avec un artiste jamaïcain et un artiste guinéen ‘’Lyricson’’ vivant en France, des séances de formation en danse traditionnelle, des compétitions en danses traditionnelle moderne, avec 50 groupes de danse.

Pour le clou final, le groupe de danse de Hip-hop du Nigéria, P-Square, va se produire en méga concert sur scène, en compagnie des dix groupes gagnants issus des cinq communes de Conakry.

Manque de soutien financier

L’organisateur de l’événement veut pérenniser le FIPA une fois lancé. Mais il se heurte à un manque de soutien, notamment financier de la part des autorités du pays.

Depuis son retour en Guinée, Tidiane Soumah confie que les passages des groupes Magic System jusqu’à Kassav, lui ont coûté plus de 2 millions de dollars US.

« La seule fois que nous avons reçu une aide du pouvoir, c’est le Président Alpha Condé qui a donné 1 milliard de francs guinéens, lors du concert d’Alpha Blondy comme gratuit. Et la seconde fois, c’est quand il a été au logement des Kassav, où il a donné un chèque de 65 000$ », révèle Tidiane Soumah.

 

Les concerts en chiffres

 

Le concert dénommé ‘’bougez dans la paix’’, organisé en 2010, a coûté 800 millions GNF, aux sponsors (BM, PNUD, MTN). En 2011, les deux concerts avec Alpha Blondy, sont sortis avec un cachet de 2 milliards 400 millions GNF. Soprano, 500 millions GNF ; en 2012, avec Youssou Ndour,  il a été dépensé 1 milliard  800 millions GNF ; le lancement officiel de l’album Kaïda d’Aïcha Koné, lui, a coûté 100 000 euros. L’organisation du concert opéra mandingue avec Sékouba Kandja Kouyaté a été teintée d’un montant de 480 millions GNF. Quant à Kepleton et Takan Zion, leur concert a eu un cachet d’1 milliard 400 millions GNF.

Le différend qui a opposé policiers et gendarmes en mai 2012, a fait une baisse de recette estimée à 900 millions GNF.

Le concert d’Afrika Bahiya tenu en Boké en 2012, a été financé à hauteur de 100 mille dollars par les sponsors.

La venue du groupe Kassav à Conakry, en 2013, a été conclue avec un cachet de 220 000 dollars US, selon nos informations.

Aliou BM Diallo
+224 622 254 564
contact@kaloumpresse.com


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