vendredi , 22 février 2019

Suspension de la pêche industrielle : voici les raisons

Le ministère de la Pêche et de l’Aquaculture a annoncé jeudi par arrêté la fermeture des eaux maritimes guinéennes sur une distance de 50 milles marins aux activités de pêche industrielle et semi-industrielle.

 

La décision qui court du 30 juin au 31 août fait suite aux recommandations faites par les acteurs de la pêche lors des états généraux du secteur en 2013.

 

Selon le ministre de la Pêche, Louncény Camara, l’instauration d’une période de 60 jours vise à favoriser le repos biologique des espèces halieutiques. « Ce repos biologique qui coïncide à la période de grande reproduction permettra aux différentes espèces de se régénérer et d’améliorer les indices d’abondances et les rendements des unités de pêches’’, a assuré Camara.

Selon des résultats des travaux scientifiques réalisés par le Centre national des sciences halieutiques de Boussoura, il a été constaté ces dernières années une baisse des indices d’abondance des principales espèces de poisson comme les crevettes et les céphalopodes.

 

Ces recherches ont révélé qu’en 1985, la quantité de poissons pêchés par 30 minutes de chalutage était de 250 kg. Cette quantité a chuté en 1992 à 100 kg voire à moins de 50 kg pour certaines espèces.

 

« La chute des embarcations journalières artisanales des pêches à été également constatée par les pêcheurs artisans de Guinée », s’est alarmé le ministre de la Pêche, ajoutant que cette situation est le résultat de la « surexploitation des ressources ». Toute situation qui a eu pour conséquences, « une baisse de rentabilité  des unités de pêche, la diminution de l’approvisionnement du marché national en poisson, l’appauvrissement des communautés des pêcheurs, la diminution de la contribution du secteur de la pêche à l’économie nationale, et l’accroissement des activités de pêche illicite non déclarées et non réglementées ».

La suspension de la pêche industrielle et semi-industrielle décidée par les autorité guinéennes et l’ensemble des acteurs concerne ne concerne que le quart de la zone économique maritime de la Guinée, estimée à 200 milles marins.

 

« Ce n’est pas une disposition contre les pêcheurs. Nous sommes fiers d’être accompagnés par tout le secteur », a indiqué Louncény Camara.

 

Tout contrevenant à la mesure s’expose à des sanctions, selon le chef du département de la pêche qui ne précise cependant pas la nature de ces sanctions.

 

Aliou BM Diallo

+24 622 85 68 59

contact@kaloumpresse.com

 

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