mercredi , 24 juillet 2019

Ebola : les ONG suspendent leurs opérations dans certaines localités de Guéckédou

Plusieurs organismes nationaux et internationaux impliqués dans la lutte contre la fièvre Ebola en Guinée ont suspendu leurs activités dans certaines localités de la préfecture de Guéckédou pour se mettre à l’abri des violentes attaques des populations, a-t-on appris de source sure   présente dans la ville.

 

« Les activités sont suspendues dans certaines localités comme Tékoulo », a indiqué un Coordinateur de la Croix Rouge Guinéenne. « Nous continuons cependant le travail dans d’autres villages où les populations ne sont pas hostiles », a dit notre source qui a requis l’anonymat.

 

La ville de Guéckédou est la plus touchée par le fièvre Ebola en Guinée. C’est dans cette localité située à environ 650 kilomètres de Conakry, au sud de la Guinée, que les ONG comme Médecins Sans Frontières, l’OMS et la Croix Rouge concentrent leurs efforts.

 

 

« Nous avons été attaqués par des gens qui étaient bien préparés », a indiqué notre contact à la Croix rouge de Guinée.

 

L’épidémie de fièvre hémorragique Ebola a tué 182 personnes sur 286 cas confirmés, selon le dernier communiqué du ministère de la Santé publié la semaine dernière.

 

La suspension des activités de sensibilisation, de suivi des contacts, de transferts de malades et d’enterrement des corps décédés d’Ebola dans certaines parties de Guéckédou est une décision collective. « Nous sommes tous des humanitaires et si nos collègues sont menacés dans une zone, nous suspendons nos interventions », a ajouté notre source.

 

Selon le coordinateur d’urgence Ebola à MSF, Marc Poncin joint par Kaloumpresse.com, certains citoyens accusent les organisations de propager Ebola. « D’autres ne croient même pas que la maladie existe », a-t-il dit.

 

« Effectivement nous ne sommes pas les bienvenus dans une vingtaine de localités où nous avons suspendus les opérations », a expliqué Poncin, précisant qu’une équipe de son institution a été aussi agressée la semaine dernière alors qu’elle était en mission.

 

Dans les villages hostiles, les populations vont jusqu’à couper les ponts pour empêcher les organismes d’accéder à leurs localités.

 

Elie Ougna

+224 622 85 68 59

contact@kaloumpresse.com

 

 

 

 

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