mardi , 20 novembre 2018

Ebola/Guinée : les pèlerins pourraient être placés sous observation pendant 21 jours

La participation des Guinéens au pèlerinage sur les lieux saints de l’islam cette année reste incertaine. Même si l’Arabie Saoudite reste ferme sur la suspension de l’octroi de visas aux citoyens Guinéens, Libériens et Sierra-Leonais, le gouvernement de la Guinée espère et cherche des solutions pour convaincre le royaume saoudien.

Le ministre de la Coopération internationale, Koutoub Moutapha Sano (Photo), a indiqué samedi que la propagation de l’épidémie Ebola « est une préoccupation pour le gouvernement’ ».

 

Pour le ministre, des mesures seront prises pour les pèlerins qui doivent effectuer le déplacement sur les lieux saints si les saoudiens acceptaient de lever la suspension.

Parmi ces mesures, selon le ministre de la Coopération internationale, figure l’observation des candidats au pèlerinage pendant 21 jours, période d’incubation de la maladie, après laquelle le suspect peut développer ou non, la maladie. « On peut alors s’assurer que ces gens ne sont pas atteints de la maladie », a préconisé Koutoub Sano, avant de souhaiter que « les autorités saoudiennes acceptent ces mesures afin que cette suspension soit enlevée dans les meilleurs délais ».

Alors que trois mois seulement restent avant l’accomplissement du cinquième pilier de l’islam, le gouvernement affirme avoir pris des mesures « rassurantes ». C’est pourquoi, il estime que d’ici là, « cette suspension peut être enlevée ». Mais d’après le ministre, « la condition fondamentale de l’Arabie Saoudite est que les partenaires internationaux (OMS, MSF…) donnent l’assurance ».

Le ministre Sano a confié que dans les prochains jours, une délégation gouvernementale va se rendre en Arabie Saoudite avec une recommandation forte des partenaires internationaux sur les mesures « claires et rassurantes » prises sur le terrain pour permettre au pays d’avancer.

Selon Mahmoud Djanguraye un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a assuré pour sa part qu’ils sont en négociation « sanitaire » avec l’Arabie Saoudite.

« Chaque jour nous leur donnons l’évolution de la situation par rapport au Hadj. Eux-mêmes ont une épidémie de coronavirus chez eux, et nous sommes en train d’analyser toutes les situations. C’est vrai, c’est un risque que nous courons. Si un cas d’Ebola ou un suspect est détecté par là-bas, et qu’il contamine les gens, c’est très difficile. On analyse la question à tête froide. C’est une affaire religieuse, c’est bien beau, mais évitons de se noyer!’’, a-t-il dit.

Aliou BM Diallo

+224 622 254 564

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