mercredi , 30 septembre 2020

La société de Chantal Colle trimballe deux de ses clients en justice

La Société Guinéenne d’Investissement (SGI) de madame Chantal Colle accuse  deux de ses clients  Boubacar Diallo et Souleymane Diallo. Le premier  a comparu devant le Tribunal de première instance de Kaloum  mardi 24 juin pour abus de confiance tandis que le second, accusé de   complicité d’abus de confiance s’est évaporé dans la nature.

 

Les faits dont sont accusés les frères Diallo remontent à  2011. En ce moment, Boubacar Diallo est un client fidèle de la SGI. Il  fait sortir les produits essentiellement constitués de cartes de recharge MTN au compte de l’entreprise pour des clients.

 

Rappelons au passage que la SGI était au moment des faits la société en charge de la distribution des cartes de recharge pour le compte de Areeba qui deviendra par la suite MTN Guinée.

 

Devant le tribunal ce mardi, Jacqueline Boukary, directrice Générale de la Société Guinéenne d’Investissement a indiqué que le contrat est verbal  dès lors que les clients se proposent de livrer des marchandises.  Ils remplissent ensuite un cahier de décharge et s’acquittent d’une caution et l’accord est conclu.

D’après madame Boukary, l’accusé Boubacar Diallo était un client fidèle qui assurait la vente des marchandises. Jusqu’à ce qu’il présente son frère  Souleymane Diallo comme un client qui peut lui aussi vendre des cartes de recharge MTN.

La SGI accuse Boubacar Diallo d’avoir remis deux chèques sans provision dont un était signé de son frère Souleymane d’une valeur globale de 400 millions de francs guinéens, comme caution. Les chèques délivrés, selon toujours la directrice générale de la SGI, les frères Diallo feront sortir des marchandises  de 300 millions de francs guinéens.

 

La suite de l’histoire, selon Jacqueline Boukary, est que sa société se rendra compte plus tard qu’il n’y a pas d’argent correspondant aux chèques délivrés comme caution sur le compte bancaire. Depuis, Souleymane Diallo reste introuvable.

Interrogé par le tribunal, Boubacar Diallo a démenti ces accusations, soutenant n’avoir jamais émis un chèque au nom de Souleymane Diallo ou une marchandise d’une valeur de 300 millions de francs guinéens.

Les débats se poursuivent. Les plaidoiries et réquisitions sont prévues pour le 15 juillet.

Sériane Théa

+224 622 85 68 59

contact@kaloumpresse.com

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