dimanche , 21 octobre 2018

Yes, we can dream in Guinea !

Pour son premier passage devant l’Assemblée nationale sortie des urnes en septembre dernier, le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana, a invité les Guinéens à ne pas désespérer.

 

Retour sur un des points forts d’un discours-bilan de 2h10mn devant un parlement composée alors de députés de la mouvance présidentielle et de « non alignés ».

Engagement

Il n’est point besoin de rappeler que ce premier discours de politique générale de Saïd Fofana, prononcé, mardi 17 juin, a englobé tous les secteurs. La justice et les droits de l’homme, la sécurité, l’éducation, la culture, l’économie, les mines, la santé. Bref tous les domaines ont été passés au peigne fin.

Mais ce qu’il faut surtout relever dans ce discours-fleuve empreint d’engagement, c’est la volonté du Premier ministre de faire mieux et de satisfaire une société guinéenne de plus en plus exigeante, prête à rompre tout contrat non écrit qu’elle aura passé avec tout dirigeant incompétent et irrespectueux de ses engagements.

« Nous devons faire plus que mieux, parce que nous avons l’obligation de satisfaire les préoccupations des Guinéens », a-t-il reconnu.

Saïd Fofana a dit avoir pris la mesure des préoccupations des populations et l’ampleur des charges qui les attendent. Partant de ce raisonnement, il a pris « l’engagement » au nom de son gouvernement de servir la Guinée et les Guinéens dans le respect des principes d’éthique et de bonne gouvernance.

« Un nouveau rêve est possible »

Reconduit à la tête du gouvernement en janvier dernier, au grand dam de ceux qui s’attendaient à un véritable changement à la tête du gouvernement, Mohamed Saïd Fofana a promis aussi devant les députés de tout mettre en œuvre pour restaurer l’autorité de l’Etat, renforcer les institutions républicaines et donner l’espoir d’un avenir radieux à la jeunesse et à la gent féminine.

« Un nouveau rêve guinéen est possible », a-t-il assuré. « J’y crois, et nous serons à la hauteur. Ce désir est énorme, mais nous serons à la hauteur », a-t-il insisté encore.

Pour parvenir à cet idéal, le chef du gouvernement a dit compter sur l’ensemble des acteurs socio-politiques et économiques. Il a invité les uns et les autres à privilégier l’intérêt de la Nation. Pour lui, il reste du chemin à parcourir pour relever les défis liés au bien-être des Guinéens,  l’unité nationale, le développement économique et de la modernisation de l’administration, ainsi qu’à l’emploi des jeunes.

Mais tous ces défis, croit-il, peuvent être surmontés si les Guinéens sont ensemble. « Aucune reforme, aucun programme de développement, ne pourra aboutir sans le rassemblement des Guinéens et des Guinéennes autour de l’idéal commun de construction  d’une Guinée nouvelle, basée sur les valeurs ancestrales de tolérance, d’amour fraternel et de volonté partagée de vivre ensemble dans la paix ».

Devant une assemblée à moitié vide ou à moitié remplie (c’est selon) le Premier ministre a regretté la suspension des travaux de l’opposition parlementaire. Il a invité celle-ci à revenir à l’hémicycle où tous les débats structurés peuvent avoir lieu. « Le gouvernement est prêt à toutes discussions », a-t-il conclu.


Mamady Fofana
contact@kaloumpresse.com

 

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