mercredi , 18 septembre 2019
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Grève à la Cité Chemin de fer

La cité chemin de fer, le plus important complexe immobilier qui abrite d’importantes sociétés minières, bancaires et industrielles en Guinée, a été paralysée lundi matin suite à une grève déclenchée par ses employés, en majorité des agents de sécurité.

 

Les grévistes exigent le payement de quatre mois d’arriérés de salaire de leur employeur.

 

Les travailleurs des banques, hôtels, restaurants, compagnies de transport ont été empêchés d’accéder à leurs bureaux.

 

Les protestataires regrettent aussi le manque de dialogue entre eux et Jonas Mukamba Kadiata Diallo, directeur général du Patrimoine Bâti public, au centre de toutes les critiques depuis sa nomination.

 

On rappelle que la Cité Chemin de fer a été construite par l’Italien Santullo Guido en 1997. L’Etat guinéen a réquisitionné l’infrastructure en avril 2012 au motif que l’opérateur économique, à travers sa société SERICOM-Guinée, avait acquis le domaine à l’aide d’un contrat de bail de 66 ans au lieu de 60, dans des conditions très obscures.

 

Depuis sa réquisition, la cité de 7ha est placée sous l’autorité de la direction générale du patrimoine bâti public. Ses vigiles, agents de maintenance et de nettoyage, relèvent de cette direction.

 

En octobre 2011, la cité Chemin de fer a versé une recette d’environ 6 millions de dollars US, selon l’ancien directeur général du Patrimoine bâti public Moustapha Naïté alors à la tête de cette direction.

 

Les grévistes exigent aussi l’augmentation de salaires de 350.000 francs guinéens à 440.000 francs guinéens. Juste le SMIG promulgué par le président de la République.

 

La cité a ouvert ses port un peu plus tard dans la matinée après une médiation conduite par les locataires. Ceux-ci promettent de jouer les intermédiaires qu’au dénouement de la crise.

 

Elie Ougna

+224 622 85 68 59

contact@kaloumpresse.com

 

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