samedi , 16 février 2019
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Ebola : l’OMS…Genève a menti, selon le gouvernement guinéen

Les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé faisant état de la mort de 208 personnes de la fièvre Ebola en Guinée ne sont pas exactes, a affirmé samedi le Comité interministériel de riposte à l’épidémie.

« Le chiffre qui est sorti n’était pas de l’OMS de Conakry », a déclaré Koutoub Moustapha Sano, ministre de la Coopération internationale et membre dudit comité.

« Les chiffre diffusés à Conakry sont des chiffres consensuels », a-t-il dit, apportant un démenti au bilan de 208 décès annoncé par l’organisme international depuis Genève cette semaine.

« 126 morts »

L’épidémie de fièvre à virus Ebola qui sévit dans le pays depuis janvier a fait 126 morts à la date du 5 juin, selon ce comité qui précise qu’à date, 29 malades confirmés restent hospitalisés dans les centres d’isolement.

Au total, le pays annonce 206 cas confirmés enregistrés depuis le début de la maladie. Ce qui fait dire au comité que ‘’l’OMS-Genève’’ et ‘’les journalistes étrangers’’ ont dû confondre ces cas confirmés avec le bilan de décès.

« Le représentant de l’OMS en Guinée nous a recontacté pour dire que ce chiffre n’est pas réel », a dit Sanoh. « Il n’était pas correct », a-t-il renchéri, ajoutant que l’institution onusienne a reconnu son erreur.

Selon le ministère guinéen de la Santé, Colonel Remy Lamah, la réapparition de la fièvre dans des préfectures jusque-là épargnées est due à l’abandon des règles d’hygiène.

Il y a une semaine, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique reconnaissait un certain laxisme dans le suivi des contacts.

« Empêcher les morts de voyager »

Pour rompre la chaîne de contamination, le gouvernement guinéen conseille le lavage des mains et a déjà interdit la consommation des viandes de brousse et des sauves-souris.  A cela il ajoute l’interdiction de déplacer les corps d’une ville à une autre.

« Dans les mosquées il y a des morgues. C’est pourquoi nous avons pris la mesure interdisant le transfert des corps d’une communauté à une autre », a affirmé le ministre Lamah.

« Tous les jours il  y a pas moins de 20 corps qui sortent de Conakry ».

Elie Ougna
+224 622 85 68 59
contact@kaloumpresse.com

 

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