lundi , 9 décembre 2019

Le maire de London plaide non coupable

Tout en clamant son innocence, Joe Fontana a admis en cour aujourd’hui qu’il avait modifié un document au coeur de son procès pour fraude.

Le maire de London, à l’ouest de Toronto, a refusé de démissionner.

Il fait face depuis 2012 à trois chefs d’accusation :

Abus de confiance par un fonctionnaire
Fraude inférieure à 5000 $
Emploi de documents contrefaits

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) soutient que le maire s’est servi de fonds fédéraux pour payer en partie le mariage de son fils en 2005. Il était alors ministre du Travail dans le Cabinet du premier ministre libéral Paul Martin.

En cour aujourd’hui, M. Fontana a admis qu’il avait changé, à l’époque, dans sa demande de remboursement la date et la raison pour la location d’une salle au Marconi Club, où se déroulait la noce, en plus de substituer sa signature à celle de sa femme sur le contrat de location.

Son avocat Gord Cudmore affirme, toutefois, qu’il ne s’agit pas d’un cas de fraude.

« Tout le procès porte sur un chèque de 1700 $. » — Me Gord Cudmorem, avocat de Joe Fontana

Le maire Fontana s’est défendu dans le passé en disant qu’il avait effectué par la suite un « paiement personnel » au Marconi Club, mais sans préciser si ce paiement couvrait l’ensemble de la somme due à l’époque.

Le procès doit durer trois jours.

Plusieurs conseillers municipaux ont demandé au maire Fontana de se retirer de son poste. Mais il a toujours maintenu qu’il avait l’appui du public. Son avocat a nié que les accusations soient une « distraction » dans son travail de maire.

 

 

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