dimanche , 16 décembre 2018

DSK : « Hollande, avec son scooter, il est très malin, il se glisse partout »

Banquier d’affaires courtisé, économiste consulté, conférencier prisé: Dominique Strauss-Kahn, trois ans après le choc du Sofitel de New York, mène plusieurs existences en une. Prospère, à coup sûr; heureux, peut-être… Et s’il a dit adieu à la politique, il ne s’interdit pas de juger l’actuel président, en termes cinglants.

Pour le convaincre, ils s’y sont mis à deux, l’économiste Daniel Cohen et le journaliste David Pujadas : le 15 mai, Dominique Strauss-Kahn fait son retour à l’écran. Il est l’un des témoins du Roman de l’euro, une émission diffusée ce soir-là sur France 2. Au dire de Daniel Cohen, l’ancien directeur général du FMI y livre des informations « incroyables » sur le sommet de Deauville, en octobre 2010, moment d’affrontement crucial entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

Un patron de ses amis lui avait pourtant conseillé : « Ne fais rien tant que l’affaire du Carlton n’est pas soldée, après tu auras toute liberté. » Mais la vie a suivi son cours, et les affaires, les bonnes, ont pris le pas sur le reste. Aujourd’hui, ceux qui côtoient le banni de la politique le disent au meilleur de sa forme, serein, détendu. Si on lui demande combien il gagne, il répond simplement : « Ça va ! » 

En effet, « ça va » suffisamment bien pour acheter un ryad au Maroc, à un quart d’heure de l’aéroport de Marrakech ; un bloc de béton ultramoderne planté face à l’Atlas, à la vue imprenable, splendide, mais aussi moderne que la superbe demeure qu’il partageait avec Anne Sinclair, au coeur de la médina, est traditionnelle. Il convie régulièrement ses amis, notamment Anne Hommel ou Jean Veil, à le rejoindre dans ce nouveau chez lui.

A Paris, il tente de… maigrir. Durant l’hiver 2013, il fréquente un club de gym du XIVe arrondissement, transpire sur un elliptique ou un tapis de course. Ces bonnes résolutions ne résistent pas très longtemps. Même la marche le rebute : lorsque DSK est à Paris, sa voiture passe la journée au pied de son immeuble du boulevard Raspail, stationnée dans le couloir réservé aux bus, qu’elle oblige à dévier de leur route. Cela ne trouble pas le chauffeur de Dominique Strauss-Kahn, qui n’a pas à conduire très longtemps pour déposer son employeur dans ses restaurants préférés : le Récamier, le Flore, quelques-uns des rendez-vous de la nomenklatura parisienne. 

Au Récamier, tout récemment, l’ancien ministre vient saluer un patron de sa connaissance, qui déjeune en compagnie de deux jolies jeunes filles. Il les gratifie de son plus beau sourire. Un autre jour, en ce même lieu, deux élégantes le saluent et l’encouragent à ne pas se laisser abattre par les aléas de la vie. Au Flore, on a vu DSK et Jérôme Cahuzac partager la même table. 

A la Rotonde, où il se rend cette fois à pied, car c’est à 100 mètres de chez lui, aussi : les deux hommes sont même pris en photo (diffusée sur Twitter) le 9 octobre 2013 à la terrasse de l’établissement. Les réprouvés se parlent, se conseillent… et rient en public! Strauss-Kahn encourage Cahuzac à renoncer au siège de député que l’ancien ministre délégué au Budget hésite à abandonner après l’aveu de son compte en Suisse : « Le monde est ouvert, plein de nouveaux horizons ! »

 


« Dans cinq ans, je serai plus gros que la banque Lazard »

Lui-même ne cesse de les explorer. Désormais associé à Thierry Leyne, personnage discret du monde de la finance, l’ex-futur candidat à la présidentielle affirme à un ami : « Dans cinq ans, je serai plus gros que la banque Lazard. » D’ici là, il lui faut passer quelques épreuves désagréables. Ainsi, la diffusion du film d’Abel Ferrara , Welcome to New York, sur le Net, à partir du 16 ou du 17 mai. Le cinéaste donne sa vision de ce qu’il s’est passé dans la suite 2806 du Sofitel de New York, une chambre toujours très demandée par les touristes américains et attribuée d’office au patron d’Accor (propriétaire de Sofitel), dès qu’il se rend à Manhattan. Cette aventure-là est juridiquement close. 

En revanche, l’affaire du Carlton continue de lui gâcher la vie : depuis le 26 mars 2012, il est mis en examen pour « proxénétisme aggravé en réunion ». Le procès devrait se tenir en début d’année 2015. Encore un grand barnum médiatique en perspective, redoutent ses proches. Sorti de la politique, entré en affaires, DSK n’a plus de vie publique. Pourtant son nom est devenu une marque. Pour le meilleur – DSK compte bien vendre son savoir-faire aux très riches de la planète. 

Pour le pire – il va saisir la justice contre l’utilisation de ses initiales par Dominique Alderweireld. Mieux connu sous le sobriquet de Dodo la Saumure, ce dernier ouvre une nouvelle « maison de plaisir » en Belgique, baptisée « Dodo Sex Klub » – DSK, donc. « Commercialement, c’est excellent », explique Alderweireld, lui aussi mis en examen dans l’affaire du Carlton.

L’été 2012, période la plus noire

En finir avec ce passé vieux de trois ans… La terreur du lendemain, la peur du vide, de l’inconnu, cet homme brillant les a explorées. Un temps, il a douté de tout, malgré l’aisance affichée et l’intelligence intacte. Le 19 décembre 2011, il revient à la parole publique et participe à un forum économique à Pékin. S’il s’abstient de tout commentaire sur ses déboires, il compare la zone euro à « un radeau en train de sombrer ». De sa présence, le 9 mars 2012, à l’université de Cambridge, on retient ces quelque 200 manifestants qui crient « DSK, va-t’en, justice pour Diallo ». Il prononce pourtant un discours fondateur, « Le conte des trois « trilemmes » », texte qui aurait pu inspirer son action de président de la République française.

L’été 2012 est terrible. C’est la période la plus noire : la rupture avec Anne Sinclair, cette sciatique qui l’immobilise sur une chaise roulante et l’opprobre qui le cloue au pilori. Longtemps, les relations avec son ex-épouse sont compliquées – ils se parlent par avocats interposés et leurs amis doivent apprendre à conserver des rapports avec l’un et avec l’autre. DSK se bourre de médicaments pour le dos. 

Un ami lui rend visite dans ce petit appartement qu’on lui a prêté dans le XVIe arrondissement, encombré de tableaux. Il est allongé sur un divan, affaibli, vieilli, comme à côté de lui-même. Avec toutefois suffisamment d’énergie pour dire du mal du président de la République : « Hollande, avec son scooter, il est très malin, il se glisse partout sur la place de la Concorde, il se faufile, il évite les embouteillages. Le problème, c’est qu’il tourne en rond autour de la place de la Concorde! » Son interlocuteur, socialiste, s’agace : « D’accord, on est tous des cons. Mais toi, tu aurais fait quoi, si tu avais été élu? » 

Le malade sort de sa léthargie, se redresse, s’anime et se lance dans un long exposé sur le traité budgétaire européen, qu’il a manifestement lu en allemand. Il en décortique les articles, en délivre la « bonne » interprétation, celle qui aurait pu convaincre Angela Merkel. Le visiteur est bluffé.

Ce qu’il ne pourra jamais dire à Merkel, il va le vendre à d’autres. Début 2012, il fait une rencontre, a priori amicale, déterminante pour son parcours professionnel. Des connaissances communes le mettent en contact avec Thierry Leyne. « Dominique traverse alors une période difficile, explique ce dernier, il se pose beaucoup de questions, nombreux sont ceux qui lui tournent le dos. » Les Lazard, Goldman Sachs et autres Rothschild ne se précipitent pas pour récupérer la star déchue. 

Leyne, ingénieur de formation, basé le plus souvent à Tel Aviv, mène une carrière sans bruit dans la finance. « C’est un professionnel compétent et foncièrement discret », confirme Christopher Dembik, analyste financier chez Saxo Bank. Il voit immédiatement les avantages d’une alliance avec DSK. Habitué à l’ombre, il en mesure aussi le risque : la fin de l’anonymat. Pour ne pas mettre ses équipes dans l’embarras, il démarre en douceur. Tous les deux mois, DSK fait un exposé économique aux managers et gestionnaires du groupe. A Monaco, à Tel Aviv, à Luxembourg, à Genève, etc.

En privé, il critique une France sans pilote

Des conférences, DSK continue à en donner, à Séoul, à Marrakech, à Yalta (alors en Ukraine). En septembre 2012, il crée un embryon d’organisation avec la petite société Parnasse. Elle va afficher pour cette année-là un chiffre d’affaires de 636 400 euros et un bénéfice de 216 400 euros. Pas mal. Au fil du temps, le nouvel entrepreneur prend de l’assurance, gagne en décontraction, perd de sa réserve. 

En public, il critique de plus en plus sévèrement un monde sans leaders ; en privé, une France sans pilote. « Petit arrangeur », « sans vision », « impuissant » comptent parmi les jugements dont il accable François Hollande. Il a bien essayé de lui donner des cours. Pendant la campagne présidentielle, les deux hommes se sont secrètement rencontrés dans l’appartement d’un ami commun, Paul Hermelin, PDG de Capgemini. « Va voir Merkel tout de suite, prends des initiatives fortes », conseille le professeur d’économie. Ensuite, les contacts ont cessé : l’élève écoutant sans entendre, le maître s’est découragé. Depuis, DSK se fait fataliste : « J’avais une idée ou deux quand nous étions sur la margelle du puits, pour éviter d’y tomber. Mais maintenant qu’on est au fond… »

DSK sera donc prophète en d’autres pays. Avec Thierry Leyne, la relation d’affaire s’approfondit. Quand le Soudan du Sud, le plus jeune Etat du monde, demande au financier de l’aider à créer une banque, Leyne – qui ne connaît pas bien l’Afrique – propose à DSK de le conseiller. Les deux hommes travaillent à ce projet pendant un an. Le 14 mai 2013, exactement deux ans après l’affaire du Sofitel, l’inauguration a lieu à Djouba. DSK est là, reçu comme le directeur général du FMI qu’il fut. Le gouvernement soudanais lui demande conseil. « Nous avons besoin de gens expérimentés comme notre ami Dominique », souligne le gouverneur de la banque centrale soudanaise, Kornelio Koriom Mayik.

En Europe ou aux Etats-Unis, beaucoup l’évitent encore

« L’ami Dominique » est très recherché. Du moins, dans les pays émergents, car en Europe ou aux Etats-Unis, beaucoup l’évitent encore. En Russie, d’anciennes relations l’approchent et, à l’été 2013, il rejoint le conseil de surveillance de deux établissements financiers. Le Russian Direct Investment Fund, rattaché à l’équivalent russe de la Caisse des dépôts ; la Banque russe de développement des régions, filiale du puissant groupe Rosneft. Le tout, avec la bénédiction très probable de Vladimir Poutine. « En Russie, l’attribution de tels postes est forcément validée au plus haut niveau », souligne Christopher Dembik.

A Moscou, la présence de DSK reste discrète. En neuf mois, il fait une seule apparition à la télévision, le temps d’une interview sur la chaîne Russie 24, pour déclarer qu’il met son « expérience de lutte contre la crise économique » au service des dirigeants de ces banques. Député de la Douma, Anatoli Aksakov, président de l’Association des banques régionales de Russie, résume le sentiment de son pays : « Qu’importe sa réputation ! Ici, d’ailleurs, la faiblesse pour les femmes n’est pas un défaut. Dominique Strauss-Kahn est avant tout un professionnel doté d’un superbe carnet d’adresses. » L’élu russe en est à ce point convaincu qu’il vient d’inviter l’ancien ministre au Forum international des banques, à Sotchi, en septembre prochain.

En Serbie aussi, DSK joue les éminences grises. Depuis le 17 septembre 2013, il est conseiller du gouvernement, qui n’a pas écouté les mises en garde d’émissaires du Parti socialiste français contre leur ancien camarade, « coureur de jupons ». Qui mieux que l’ancien patron du FMI pour restructurer la dette et négocier avec… le FMI? « Les médicaments seront avalés plus facilement s’ils sont prescrits par un spécialiste comme Strauss-Kahn », justifie, dans le journal Politika, Ljubomir Madzar, professeur à la faculté d’économie de Belgrade. En guise d’hommage, la banque centrale serbe fait même imprimer quelques billets factices à l’effigie de DSK.

A la même époque, l’association avec Thierry Leyne prend une autre dimension et un nom : le 25 septembre 2013 naît LSK (Leyne Strauss-Kahn & Partners). Le financier détient 40 % des parts et son ami, 7%, via sa holding Parnasse international, dont le siège est à Casablanca. Et voilà Strauss-Kahn président… d’une compagnie financière implantée dans sept pays, aux activités multiples : gestion d’actifs, capital-risque, assurance, banque d’affaires. Le projet prospère.
350 candidats postulent pour travailler au côté de DSK

Dans les rencontres, les réunions, ses interlocuteurs posent les mêmes questions à DSK : que pense-t-il de la zone euro, de la crise en Ukraine, de la situation en Amérique latine? Alors, pourquoi ne pas transformer sa parole en or ? Le 21 mars, les amis lancent un nouveau fonds. Cette fois, ils y vont franco : il s’appelle DSK Global Investment et propose des placements un peu plus rentables que le livret A à des investisseurs fortunés (fonds souverains, fonds de pensions, très riches particuliers). Officiellement, le ticket d’entrée est de 200000 dollars, mais la clientèle recherchée est celle capable de mettre des dizaines ou des centaines de millions de dollars sur la table. DSK en est l’oracle, l’homme qui dit s’il faut miser sur tel pays, redouter une hausse des taux aux Etats-Unis ou une révolte sociale en Chine. Les équipes techniques traduisent en matière d’investissements concrets.

Quelque 350 candidats ont postulé pour travailler au côté de DSK. L’intitulé du fonds ne leur a pas échappé : il porte les initiales qui claquent, redevenues fréquentables, du moins pour ceux qu’elles sont susceptibles d’enrichir. DSK apporte son sigle et enrôle sa fille Vanessa, professeur d’économie à l’ESCP Europe. Elle dirige le bureau de recherches. Depuis six mois, ce petit monde travaille sur un portefeuille virtuel. A la fin de mars, les deux associés entreprennent un road show, une tournée pour démarcher les investisseurs. A Pékin, Shanghai et Barheïn, où les autorités ont tenu à rencontrer le président Strauss-Kahn.

La politique, c’est fini

Son associé et lui visent haut : ils veulent récolter 2 milliards de dollars, niveau très élevé pour un fonds européen. Et loin : Chine, Moyen-Orient, Russie. Ne dites pas à Thierry Leyne que DSK le régulateur est devenu spéculateur ! « Je ne suis pas un homme de coups, ce fonds est la concrétisation d’un projet d’entreprise de long terme et devrait nous succéder à lui et à moi », affirme-t-il. DSK a toujours été partisan d’une modération de la finance, mais n’a jamais fait d’elle son ennemie. « Incriminer la finance dans le désastre économique que nous vivons a la même pertinence qu’incriminer l’industrie automobile quand on parle des morts sur la route », dit-il (1).

La politique, c’est fini. Il y a quelques mois encore, l’ancien futur candidat interroge ses amis socialistes, demande des nouvelles du front, commente l’actualité. Aujourd’hui, presque plus rien. Il faut bien le connaître pour déceler chez lui l’once d’un regret, furtif, presque évanescent : et si ça avait été lui ? Et si les pires « conneries », pour reprendre l’une de ses propres expressions devant ses proches, ne l’avaient pas brusquement rattrapé? Dire qu’il se préparait avec tant de soin ! 

Du début de 2010 à mai 2011, le loft de Gilles Finchelstein, l’un de ses plus proches, héberge, une semaine sur deux, des réunions ultra-secrètes entre amis et experts, notamment des économistes comme Daniel Cohen ou Jean Pisani-Ferry. DSK y assiste chaque fois qu’il séjourne à Paris. En février 2011, de passage pour le G 20, il annonce à l’équipe que Martine Aubry s’effacera devant lui pour la primaire. Le petit groupe discute réforme fiscale, services publics, rythme de réduction des déficits, etc. Initiative totalement inédite, DSK prévoit de séjourner près d’une semaine en Allemagne, pendant la campagne, pour rencontrer l’ensemble de la classe dirigeante et notamment les présidents des Länder.

Manuel Valls s’est toujours bien comporté avec lui

Aujourd’hui, il continue de voir des politiques qui lui sont proches ou de dîner chez le fidèle Gilles Finchelstein. Un an avant les municipales, lors de l’un de ces repas, il parie même qu’Hollande remaniera avant le scrutin. « Si je gagne, j’ai de quoi refaire ma cave », plaisante-t-il alors. Il perd.

Pas les strauss-kahniens, qui, après les élections catastrophiques de mars dernier, effectuent un retour en force dans les cercles du pouvoir. DSK avait entraîné dans sa chute la plupart d’entre eux, coupables au mieux de n’avoir pas connu les égarements de leur champion, au pire de les avoir couverts. En 2012, seul Pierre Moscovici échappe au naufrage et décroche le poste de ministre de l’Economie et des Finances. 
Le plus emblématique des strauss-kahniens, Jean-Christophe Cambadélis, qui lorgne à cette époque la tête du PS, en est écarté d’emblée par les amis du président : pas assez fiable, pas assez malléable. Deux ans plus tard, le voilà installé dans l’un des postes clefs de la majorité, tandis que Jean-Marie Le Guen, un ami de DSK lui aussi, récupère le portefeuille des relations avec le Parlement dans l’équipe de Manuel Valls.

DSK n’est plus un ex

Pourtant, ni Cambadélis ni Le Guen -DSK leur passe un coup de fil pour les féliciter de leur nomination – n’ont jamais renié leur proximité avec Strauss-Kahn ; pas plus qu’Anne Hommel, sa collaboratrice, ancienne d’Havas, aujourd’hui à la tête de sa propre agence de communication. Elle a traversé le désert en même temps que son mentor ; aujourd’hui, certains hommes politiques n’hésitent pas à lui demander discrètement son avis, et elle peut même s’offrir le luxe de refuser des contrats… 

Sinon, les contacts de DSK avec l’équipe au pouvoir sont ténus. Exception notable, il téléphone à Manuel Valls quand il est nommé à Matignon. Le Premier ministre est l’un des seuls, dans l’entourage de François Hollande, juge Strauss-Kahn, à s’être toujours bien comporté avec lui, passant même le saluer chez l’écrivain Dan Franck, le soir du premier tour de l’élection présidentielle, le 22 avril 2012.

DSK n’est donc plus un ex. Il s’éloigne de la politique, mais conserve cette machine intellectuelle qui impressionne. « La puissance et la rapidité d’un ordinateur », assure l’un de ses interlocuteurs réguliers. Joueur d’échecs dès qu’il le peut, ce lecteur boulimique – d’essais, jamais de romans – s’intéresse, aux dernières nouvelles, à un ouvrage scientifique, consacré aux récentes découvertes sur l’origine du monde.

(1) Cité par Matthieu Pigasse dans Eloge de l’anormalité, Plon.

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