samedi , 26 septembre 2020

Aziz Diop, le point de chute

Renvoyé du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) après le scandale portant sur la gestion injustifiée de plusieurs centaines de millions de francs guinéens,  Aziz Diop, ancien secrétaire général de cette organisation, s’est trouvé un nouveau point de chute. Le Réseau Dynamique Citoyenne, en abrégé, RDC dont il assure lui-même la présidence.

La nouvelle entité entend promouvoir la responsabilité des citoyens pour une meilleure appropriation des politiques publiques et leur ancrage dans le processus de développement local.

Lors d’une rencontre d’échange avec une trentaine de membres de la société civile, samedi 3 mai, à Conakry, sous le thème « Société civile et partage de réflexion sur les axes stratégiques et du plan d’action 2014-2018 », le président du Réseau, Aziz Diop, n’a pas manqué de déballer ses nouvelles ambitions.

« Nous voulons partager avec vous le risque d’émiettement, de division, d’instrumentalisation et de manipulation des organisations de la société civile. Nous demandons un sursaut de responsabilité et de pardon pour que chaque composante de la société civile puisse transcender leurs clivages afin de favoriser la collégialité dans l’intérêt supérieur de nos populations’ », a lancé Aziz Diop.

Pour le baptême de feu de sa jeune organisation, le président Diop a profité pour donner quelques coups. Par exemple, il a noté avec regret, qu’aucune répercussion n’est tangible et visible sur les conditions de vie de Guinée en dépit  des grandes reformes engagées pour soutenir le changement, l’améliorer l’environnement macro économique et des finances publiques. « La précarité est devenue le lot quotidien des travailleurs guinéens », a asséné l’ancien dirigeant du CNOSCG.

Le numéro un du RDC a par ailleurs fustigé un incivisme grandissant, dont le non respect de la loi, des biens publics et privés, le repli identitaire, la violence inouïe et parfois sans fondement, l’injustice sociale, l’impunité ont finit par affaiblir l’autorité de l’Etat.

Partant de ces remarques, il a invité les autres organisations de la société civile de « revisiter leurs stratégies » en se mettant au service exclusif des citoyens. « Car, a-t-il, la démocratie ne se construit pas avec des lois, des Assemblées Nationales ou à travers l’organisation des élections. Les élections ne nous donnent pas à manger ».

Les responsables du Réseau Dynamique Citoyenne clament haut et fort que leur organisation ne vient pas engager la concurrence, mais une initiative qui peut compléter celles déjà existantes. « Une société civile n’est pas un parti d’opposition, mais s’oppose à toutes formes de violations de droits humains, à tout acte qui viole la constitution de la part de ceux qui gouvernent », ont-ils affirmé.

Aliou BM Diallo
+224 622 254 564
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