lundi , 22 avril 2019
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Événement : « Faire de Conakry la capitale du livre en Afrique de l’ouest »

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale du Livre, célébrée chaque année le 23 Avril, la maison d’édition L’Harmattan Guinée organise un événement qui depuis six années tend à faire de Conakry un véritable centre d’intérêt pour le livre et tout ce qui tourne autour.

 

Cet événement, ce sont les 72h du Livre, une rencontre au cours de laquelle les éditeurs et les écrivains se retrouvent pour parler de livre et définir de nouvelles stratégies pour sa promotion dans notre pays.


La Guinée est connue pour ses richesses minières mais elle s’est fait beaucoup plus connaître par ses créateurs (artistes et autres écrivains). Depuis Fodéba Keita et les Ballets africains dans les années 1940-50 jusqu’à Tierno Monénembo en passant par Camara Laye, Williams Sassine, notre pays a su faire bonne figure dans l’espace culturel africain voire mondial. Et pourtant aujourd’hui, on a l’impression que tout cela n’a plus aucune importance et qu’il n’y a plus de place pour les choses de l’esprit. C’est cette lacune que cherche à combler Sansy Kaba Diakité, le directeur de L’Harmattan Guinée qui, depuis maintenant une bonne dizaine d’années se bat pour ramener le livre au centre des préoccupations nationales. Cette année, avec l’organisation des 72h du Livre, il a pour crédo « Faire de Conakry la capitale du livre en Afrique de l’ouest ». L’ambition est grande et l’homme est déterminé, avec les maisons d’édition guinéennes telles que la SAEC du Pr Djibril Tamsir Niane et les éditions Gandal de Mamadou Sow, à faire de cet événement un grand rendez-vous du donner et du recevoir. « Dakar a son festival, Ouaga son Fespaco, Bamako la photographie, Abidjan son Masa, Conakry a désormais ses 72h du Livre qui à terme vont devenir un véritable salon du livre », selon Sansy Kaba. Tout est dit, et

L’Harmattan qui chaque année publie des dizaines d’ouvrages en tous genres devient une référence dans la sous-région. Des auteurs viennent de l’étranger pour se faire éditer à Conakry. Ceci est à saluer et c’est pourquoi l’événement que constituent les 72h du Livre doit bénéficier de toute la considération des pouvoirs publics qui ont tout intérêt à lui venir en aide. Il est inimaginable qu’une telle organisation ne bénéficie pas du soutien en tous plans de l’Etat. Le promoteur Sansy Kaba, quant à lui, ne baisse pas les bras et fait des pieds et des mains pour conférer à son événement le cachet le plus international possible. Il est à féliciter et on peut espérer que cette année encore, les exposants seront nombreux et que les livres seront accessibles pour le bonheur des lecteurs. Pour cette année, le thème est « Livre et développement local » ; ce qui amènera des conférences autour de ce thème. Kindia, dont on connait le dynamisme dans le domaine de la coopération décentralisée et du développement local, en tant que ville invitée, aura une place de choix. Encore une manière d’intéresser.les pouvoirs publics au livre et à son environnement.

Daouda Tamsir Niane

 

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