dimanche , 24 mars 2019

Cellou Dalein Diallo rassure les militants de son parti

L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de l’ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo, candidat malheureux à la présidentielle de 2010, s’apprête à sensibiliser et à discuter avec ses militants au lendemain de la mesure de suspension prise à l’encontre d’un de ses vice-présidents, a-t-on appris jeudi, de source proche de la première formation politique de l’opposition.

M. Ousmane Gaoual Diallo, député uninominal de l’UFDG à Gaoual, dans le Nord du pays, a indiqué à la PANA que ces initiatives devraient résoudre les controverses nées à la suite de la mesure de suspension pour trois mois, prise mardi par le Bureau politique à l’encontre de Amadou Oury Bah, vice-président du parti, en exil en France depuis 2011.

Recherché à Conakry au lendemain de la tentative d’assassinat du président Alpha Condé en juillet 2011, M. Oury Bah, accusé d’être un des cerveaux du complot, réfugié en France, a été condamné par contumace à la perpétuité avant le mandat d’arrêt international lancé contre lui par le gouvernement guinéen.

M. Diallo assure que «cette mesure de suspension ne pourrait affaiblir» l’UFDG, créditée de 37 sièges au Parlement, de même qu’une éventuelle exclusion du vice-président à qui il est reproché d’avoir décidé récemment de présider l’opposition extra-parlementaire et de créer, sans mandat du parti, des fédérations qualifiées de «structures parallèles» en France.

«L’application des règles du parti ne peut pas nous affaiblir. Au contraire, elle renforce l’institution», souligne le député, ajoutant que cette mesure de suspension est tombée après plusieurs déclarations du vice-président du parti parce que «nous avons toujours considéré son exil comme une circonstance atténuante».

Toutefois, conscient «de la gravité de l’heure à l’UFDG», il met en avant la carte de l’apaisement, ajoutant que «cette sanction doit être mise au compte d’un message pédagogique» qui pourrait ramener Amadou Oury Bah à «reconsidérer sa position».

Le parlementaire dit que le parti n’avait pas sanctionné son vice-président parce qu’il estimait que celui-ci vit une situation difficile, ajoutant que l’indulgence de l’UFDG à son endroit a été considérée à l’intérieur et à l’extérieur du parti comme du laxisme.

Il rappelle que l’article 51 du règlement intérieur de l’UFDG prévoit des sanctions graduelles, allant jusqu’à la radiation de ceux qui se trouveront dans de telles situations.

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