mardi , 18 février 2020
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La diaspora forestière demande la fin des répressions meurtrières

Le Conseil supérieur de la diaspora forestière (CSDF) a exprimé mercredi, à Conakry, son indignation face à la « brutalité » perpétrée par les forces de l’ordre contre  les populations de Diécké le samedi 22 mars.

 

Devant un parterre de journalistes, Me Aimé Christophe Labilé Koné, membre du bureau exécutif de ce Conseil a dénoncé ce qu’il appelle la « barbarie commise par les forces de l’ordre qui a fait quatre morts et plusieurs blessés graves’’. Cet incident a été causé selon lui lors que des forestiers ont tenté d’obtenir réparation « après que les autorités aient confisqué leur terre agricole ».

Sans taire les nombreux conflits survenus au sud-est de la Guinée depuis 2010, Me Koné a demandé au Président Alpha Condé « de mettre fin aux répressions sanglantes auxquelles il se livre en Guinée forestière au nom d’un simulacre maintien d’ordre’’.

M. Koné qui cite Zowota en exemple de zone de répression a affirmé qu’à Kankan, des éléments des forces de l’ordre avaient été arrêtés suite à de violences faites sur des manifestants. Toute capacité de réaction qui, d’après lui, n’est pas constatée lors qu’il s’agit de la Guinée forestière.

Dans une déclaration rendue public à l’occasion de la conférence de presse de ce mercredi, Le Conseil supérieur de la diaspora forestière a exigé que le président Alpha Condé et ses hommes de mains  cessent « immédiatement » de se comporter en Guinée forestière comme en zone coloniale. « Ils doivent se rendre à l’évidence que le Forestier des années coloniales, dont la trop grande gentillesse frisait avec la stupidité, a changé », pouvait-on lire dans la déclaration.

Le Conseil de la diaspora forestière a invité les Guinéens de toutes les régions naturelles  à se joindre à sa lutte. Il a lancé également un appel aux chefs religieux et aux activistes des droits de l’homme d’enjoindre au président Alpha Condé de « mettre un terme à ses expéditions militaires en Guinée forestière’’. Il finit par déclarer que « les balles tirées à Diécké contre son peuplpe soient les dernières ».

Rappelons que des manifestations organisées depuis samedi dans la cité industrielle de Diécké par des femmes pour exiger l’emploi de leurs enfant par la SOGUIPAH ont tourné au vinaigre. Au moins trois civils ont été tués, selon de sources indépendantes présentes sur place.

Le gouvernement n’a pour l’instant fait aucun commentaire sur ce sujet. Mais les autorités locales soutiennent qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.

Aliou BM Diallo et Elie Ougna
+224 622 85 68 59
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