lundi , 26 août 2019
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Guinée : impliquer les journalistes dans la lutte pour le respect des Droits de l’Homme

La Direction nationale des Droits de l’Homme et de la Citoyenneté, à travers le ministère des Droits de l’Homme et des Libertés publiques, en collaboration avec le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations-Unies et le PNUD a organisé du 20 au 22 mars dernier à Friguiagbé, dans la préfecture de Kindia, un atelier de formation à l’attention des médias publics et privés.

L’atelier dont il est question avait pour  thème   : « Droits  de l’Homme et rôle des medias   dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme’’.

En plantant la rencontre dans son contexte, la conseillère en charge de la communication du ministère des Droits de l’Homme et des Libertés publiques dira que l’un des objectifs de l’atelier  est la nécessité d’outiller la presse sur la notion de la protection des droits de l’homme. Selon madame Djamila Nènèkhaly Kondotto, les journalistes qui sont acteurs sur le terrain ont besoin d’être suffisamment outillés et d’être capables de promouvoir, protéger et vulgariser les droits et les libertés fondamentales de tous les citoyens guinéens. Ainsi, dans son discours de bienvenue, madame le sous prefet de Friguiagbé s’est félicitée du choix porté sur sa localité.

Madame Gnama Condé s’est aussi réjouie de la présence des femmes journalistes à l’atelier. Elle dira que l’une des couches les plus exposées aux multiples violations des droits de l’Homme demeure les femmes et les enfants à travers le monde. « Je suis sûre et certains que vous serez à la hauteur de promouvoir et de protéger les droits de l’Homme à travers ce que vous ferez dans l’exécution de vos différentes activités », a affirmé  Mme Condé.

Pour sa part, la chargée des questions de genre au Haut Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies, Madame Astou M’Bow, soulignera  que le rôle des medias revêt une importance capitale  dans  la promotion et la protection des droits de l’Homme. Elle fera remarquer que  si les médias qui sont chargés d’informer les bénéficiaires qui sont les populations méconnaissent ces droits de l’Homme, il va s’en dire que les sensibilisations deviennent difficiles. D’où la  nécessaire, a-t-elle dit, de renforcer les capacités des hommes et des femmes des medias. Madame Astou M’Bow a enfin  mis l’accent sur la sensibilisation  sur les droits de la femme en vue de lutter contre les violences basées sur le genre.

En ouvrant les travaux et ce au nom de son ministre, le secrétaire général du ministère des Droits de l’Homme et des Libertés  Publiques a insisté sur le  rôle fondamental que joue la presse dans la protection des droits de l’Homme.  « Les objectifs  que nous cherchons à atteindre, c’est de changer  les perceptions que les gens se font des problèmes des droits de l’Homme en Guinée,  puis que nous avons connu par le passé beaucoup de cas de violations des droits de l’Homme. Comme vous le savez depuis quelque mois, mon département envisage  la mise en œuvre d’un ambitieux programme inscrit dans un document appelé plan prioritaire. Ce plan prioritaire met un accent particulier sur le projet de vulgarisation des textes de lois relatifs à la protection et la promotion des droits de l’homme. Or ce projet ne peut réussir  que lorsqu’elle s’adosse sur une démarche cohérente de communication »,  a  martelé   M. Lancinet  Magassouba.  Il a précisé que les journalistes ont un rôle extrêmement  important pour appuyer ce combat  contre la violation des droits humains. Tout en exhortant  de passage les participants à la mise en œuvre sur le terrain de ses  débats.

Au terme des travaux de trois jours, le conseiller technique du ministère des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques (voire photo), a lui aussi dit toute sa satisfaction  pour la réussite de l’atelier. M. Amirou Diawara soulignera que la formation n’est que le début d’une franche collaboration entre son département  et la presse nationale.  Il faut enfin signaler que les thèmes ont été exposés par M. N’Famara Camara (Directeur national des Droits de l’Homme et de la Citoyenneté), Sadou Diallo et Astou M’Bow du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies.

Aly Badara Condé

 

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