vendredi , 19 avril 2019
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Affaire surfacturation : les plaignants souhaitent une enquête parlementaire

Après le dépôt de la plainte contre deux ministres en fonction Bah Ousmane (ministre d’Etat à la Présidence), Mohamed Traoré (ministre des Travaux publics) et le directeur national de l’entretien routier Benjamin Sandouno, les avocats des plaignants préviennent que la procédure ne souffrir d’aucune entorse.

L’Institut de Recherche sur la Démocratie et l’Etat de Droit (IRDED), le Mouvement africain pour la défense des droits de l’homme et de la Gouvernance (AFRIDHO) et Maitre Labilé Michel Soromou, avocat à la Cour ont annoncé vendredi avoir porté plainte contre ces trois hauts fonctionnaires pour  »complicité, abstention délictueuse, faux en écriture, détournements des deniers publics, concussion, trafic d’influence, corruption et suppression ».

En attendant la requête du Procureur de la République qui devra convoquer les personnes citées, les activistes des droits de l’Homme entendent adresser une lettre au président de l’Assemblée nationale pour lui demander d’ouvrir une enquête parlementaire. Selon Me Thierno Souleymane Baldé président de  l’IRDED, ce courrier sera suivi  d’une pétition que tous les députés vont signer.

L’avocat Baldé avertit. « Nous allons publier les noms de ceux qui refuseront de signer afin que les citoyens sachent s’ils sont là pour défendre le peuple ou pour défendre des cadres qui dilapident les fonds publics ».

En dépit des dénonciations des surfacturations faites sur les media et des témoignages existants, les trois ONG regrettent que la Justice n’ait rien fait dans ce sens.

 »Notre développement est freiné par l’allure de quelques hommes sans augure. Nous déplorons et nous condamnons avec la dernière énergie le fait que la société à travers l’appareil ne se soit pas mobilisée à la première heure des dénonciations de cette situation », a martelé le président de AFRIDHO Nouha Traoré. « Nous estimons qu’il appartenait à l’appareil judiciaire de prendre toutes les mesures de ses responsabilités pour traquer les bandits à cols bleus. Nous récusons cette démarche », a-t-il déploré.

Ainsi, les plaignants interpellent les autorités judiciaires à donner force à cette plainte qui pourrait, selon eux, contribuer par endroit, à l’amélioration de la gouvernance en Guinée. Ils exigent que la justice recouvre la plénitude de son indépendance en poursuivant systématiquement, aussi bien les auteurs des crimes de sang que les auteurs des crimes économiques.

Les défendeurs rassurent que cette procédure ne vise personne. Mais vise le respect de la loi. « Il ne faudrait pas que les cadres qui commettent ces crimes et délits contre tout le peuple de Guinée, puissent s’abriter derrière des partis politiques ou leur appartenance ethnique pour dire qu’ils ne sont pas justiciables. Ce sont tous les citoyens qui doivent se lever pour dénoncer ces pratiques malsaines ».

Le trio de plaignants affirme que le peuple ne peut plus accepter que quelques individus s’approprient les deniers publics pour des fins personnelles ayant pour conséquences la paupérisation de la société.

Aliou BM Diallo
+224 622 254 564
contact@kaloumpresse.com

 

 

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