vendredi , 22 février 2019

Mlle Belaou Haïdara, Miss Diakhankés 2013 : « Ce que je vais faire pour mon pays »

Elue Miss Diakhankés France 2013 , mademoiselle Belaou Aidara est à Conakry depuis le vendredi 21 février. Cette étudiante en 2è Année Economie compte mettre son mandat d’ambassadrice de la beauté Diakhanké à profit pour engager certaines œuvres sociales dans son pays. Elle l’a fait savoir dans une interview exclusive accordée à Kaloumpresse.com.

Kaloumpresse.com : Bonjour madamoiselle Haïdara. Dépuis quand portez-vous cette couronne de Miss Diakhankés 2013 ?

 

Belaou Haïdara : Bonjour. J’ai été élue Miss Diakhankés le 8 Mai 2013.

 

Dépuis, qu’est ce que cela a changé pour vous ?

 

Ecoutez c’est d’abord la fierté de pouvoir représenter mon ethnie et sa culture. Ce que ça changé, c’est que ça me permet de réaliser mon projet humanitaire.


En quoi consiste ce projet pour lequel vous êtes d’ailleurs à Conakry ?

Mon projet humanitaire consiste à venir en aide aux enfants dans les hôpitaux. Dans un premier temps, en France, on a réalisé un appel aux dons. On a récolté des matériels médicaux, principalement des médicaments que nous allons distribuer. Dans la deuxième phase, nous allons procéder à l’assainissement de l’hôpital Donka.


Ces médicaments sont-ils destinés seulement aux enfants Diakhankés ?

Ah non !  Non ! C’est ouvert à tous les enfants.  En fait je suis membre d’une association qui s’appelle ANGD (Association de la Nouvelle Génération des Diakhankés en France). C’est des jeunes qui sont fiers de leur ethnie et de leur origine et qui viennent de quatre pays à savoir la Guinée, le Mali, le Sénégal et la Gambie. On s’est tous réunis et on crée l’association pour faire connaître les Diakhankés.

Donc vous ne représentez pas que la Beauté des Diakhankés DE Guinée en France, mais de ces quatre pays ?

Exactement. C’est vraiment pour montrer que certes on est en France, mais on sait d’où on vient, on sait qu’on vient de plusieurs pays. Je représente tous les Diakhankés mais principalement ceux de la France.

Avez-vous pris contact avec la direction de l’hôpital Donka ?

Oui ! D’ailleurs hier (mardi 25 février, NDLR) j’ai réalisé mon projet d’assainissement de l’hôpital Donka. Nous avons été accueillis par la Directrice générale que je tiens d’abord à remercier. Elle a été accueillante. Elle a été présente et elle était à l’écoute. Tout son personnel aussi. Il y a aussi le ministre de la Fonction publique qui vraiment été à l’écoute, qui m’a aidée et qui m’a portée pour ce projet.

Comment faites-vous pour trouver les  moyens nécessaires à la réalisation de vos projets ?

On a des partenaires en France qui sont là pour nous aider et qui nous soutiennent.

Comment faire pour vous succéder ? Quels sont les critères d’éligibilité au concours Miss Diakhankés ?

Tout d’abord être Diakhanké et être âgée de 17 à 25 ans, principalement.

Peut-on dire que votre élection en tant que Miss est la réalisation d’un rêve d’enfance ?

Je ne dirai pas que c’est un rêve. Mais au fur et à mesure, c’est devenu une fierté. Je ne dirai pas que je rêvais de devenir une Miss depuis que je suis toute petite. Mais au fur et à mesure, je me suis dit pourquoi pas moi.


On sait que vous êtes née en France. Mais êtes-vous une fois venue en Guinée ?

Oui. Je suis venue en Guinée  en 2004. Et depuis, je n’ai pas eu la chance de revenir.

L’hôpital Donka est-il le seul centre hospitalier qui vous intéresse ?

Non ! Je me suis intéressée à plusieurs hôpitaux. Mais Donka est un grand établissement hospitalier. J’ai commencé par prendre contact avec cet établissement. Comme l’approche a été conviviale, on est vraiment content d’être avec cet hôpital. Mais c’est un projet à long terme. Donc après, nous allons pouvoir l’étendre plusieurs hôpitaux.

Qu’est-ce qui vous a marqué en revenant en Guinée pour la deuxième fois ?

Quand on regarde, il y a un manque d’assainissement, d’hygiène. Je ne dis pas qu’ils entretiennent mal quoique ce soit. Mais il y a un manque d’assainissement. Et pour les enfants comme pour les adultes, c’est assez difficile. L’avenir de demain, c’est les enfants. C’est pour cela que pendant mon séjour, je ferai une sensibilisation auprès de certaines écoles primaires. Parce que c’est bien de dire aux adultes, mais ça commence quand on est enfant.

Avez-vous déjà commencé l’assainissement ?

Oui. Il a commencé ce mardi et va se poursuivre jusqu’au vendredi.

Et la sensibilisation ?

Elle commencera dès ce mercredi et jeudi on remettra les médicaments à l’hôpital.

Beaucoup de Miss viennent ici mais une fois qu’elles tournent le dos leurs initiatives sont bloquées. Est-ce votre cas ?

Ah non ! C’est pour ça que je ne veux pas que ça soit de courte durée. Je veux que ça soit un projet à long terme. Moi je reviendrai. Mais ce que j’aimerais faire passer comme message c’est que chacun, qu’il soit en France ou en Guinée, peut aider l’hôpital en médicament.


Avez-vous les moyens de votre ambition ?

Oui ! Avec les partenaires.

Avez-vous rencontré les autorités guinéennes ? Le ministre de la Culture par exemple ?

J’ai rencontré principalement le ministre de la Fonction publique, son secrétaire général et son Conseiller.


Pourquoi le ministre de la Fonction publique et pas celui de la Culture ?

Parce que le ministre de la Fonction publique a vraiment été touché par mon arrivée. Il est venu vers moi. Je comptais vraiment venir et toucher le maximum de personnalités haut placées. Il est venu vers moi on a parlé, on s’est entendu. Il a vraiment su m’aider.

Avez-vous eu de partenaires en Guinée en dehors du ministre de la Fonction publique ?

Non ! Je n’ai pas d’autres partenaires en Guinée qui m’accompagnent. Avec les partenaires que j’ai en France, l’aide des populations Guinéens, et le personnel de l’hôpital Donka, nous allons pouvoir faire quelque chose.

Avez-vous rencontré le Comigui qui organise les concours Miss Guinée et la Première Dame ?

On a essayé de rencontrer le Comigui. On a aussi essayé de rencontrer la Première Dame. Mais c’est difficile.

Vous avez quel âge ?

J’ai 20 ans.

Qu’est-ce qui a changé dans vos relations avec vos amis depuis votre élection ?

Quand on est Miss, si on a bien choisi ses amis avant, ça ne change rien. On reste soit même. Mes amis sont restés eux-mêmes. Ils m’ont soutenu tout au long de mon aventure et ça n’a pas changé depuis. Donc je peux dire que j’ai vraiment bien choisi mes amis.

Mais dites-nous il parait qu’on reçoit beaucoup d’avances des hommes quand on est Miss ?

(Elle éclate de rire). Je ne vais pas dire qu’on reçoit des avances. Mais on est plus demandée à chaque fois, par rapport à des choses.

Comment parvenez-vous à concilier vos études et votre mission d’ambassadrice de la Beauté Diakhanké ?


Généralement mes évènements se passent les weekends. En ce moment je suis en congé. J’essaie d’associer les deux et pour l’instance j’y arrive.


Comptez-vous vous représenter cette année ?

Quand on est élu, on ne se représente pas à l’édition suivante. Mais j’ai un mandat d’un an. C’est suffisant.


Est-ce parce que la couronne pèse lourd ?

Ce n’est pas ça. Je dois laisser la chance à quelqu’une d’autre. J’ai vécu mon année pleinement. Je suis vraiment heureuse de ce que j’ai vécu. Je préfère laisser la chance à une autre Diakhanké.

Merci d’avoir répondu à nos questions

C’est à moi de vous remercier.

Propos recueillis par Sérianne Théa et Elie Ougna

+224 62 85 68 59
contact@kaloumpresse.com


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