mardi , 11 décembre 2018

Guinée : La CNTG demande 100% d’augmentation salariale

Trois jours seulement après l’augmentation du prix du carburant à la pompe, le mouvement syndical guinéen, soutenu par le patronat, revient à la charge et interpelle le gouvernement sur la nécessité de revoir le traitement salarial des fonctionnaires à la hausse.

 

La confédération Nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), après avoir conclu un protocole d’accord avec les autorités administratives en 2012, sur l’augmentation des rémunérations des fonctionnaires de l’Etat à 50%, exige cette année, 100% d’augmentation de salaire des travailleurs et 100% d’augmentation de pension de retraite.

 

Joint au téléphone par Kaloumpresse.com, le secrétaire général adjoint de la CNTG, Mamadou Mansaré (sur la photo avec le président Alpha Condé, ndlr), a égrainé les différents points de la plate-forme revendicative du syndicat et du patronat. « La première, c’est de faire l’état des lieux de l’application du protocole d’accord de 2012. A ce niveau, nous avons dit que si nous avons réussi à appliquer 75% du protocole, il reste quand même des points qui n’ont pas été respectés. C’est l’effectivité du statut particulier des enseignants et du personnel de la santé, malgré que tous les actes aient été pris, mais l’effet budgétaire reste inappliqué ».

 

Selon la CNTG, la plus vieille centrale syndicale de Guinée, les deux entités ont aussi demandé que les décrets sur la création de l’assurance maladie obligatoire et de la prévoyance pour les fonctionnaires soient signés et publiés pour que ces deux institutions puissent voir le jour. » Nous avons évoqué le cas des travailleurs de la SOTELGUI, de Fria et de Féra-lux. On a parlé aussi les travailleurs licenciés suite au programme d’ajustement structurel de 1994 avec le FMI dont jusqu’à présent leur situation n’est pas régularisée », indique le syndicaliste.

 

En plus de ces revendications, le mouvement syndical guinéen exige une amélioration des conditions de vie et de travail des ouvriers. « Nous demandons 100% d’augmentation de salaire des travailleurs et 100% d’augmentation de la pension de retraite, de la mise en place des logements sociaux, et la revalorisation de 25% des indemnités de transports et des logements, l’emploi des jeunes et de leur formation », explique Mamadou Mansaré.

 

A l’ouverture officielle des négociations salariales tripartites, lundi 3 février, à la Primature, le chef du gouvernement s’est engagé à mener à  »bien ces discussions et à respecter tous les engagements », rapporte le syndicaliste Mansaré.

Pour le secrétaire général adjoint de la CNTG, l’aboutissement de ces revendications sont au  »bout du nez ». Car, dit-il, tous les ingrédients sont réunis.

« Nous en sommes conscients, parce qu’avec le premier protocole que nous avons signé avec eux, ils l’ont respecté. Donc, avec ceci, ça dépendra de la force argumentaire de l’équipe syndicale. Car, vous savez que c’est sur la base des négociations. Chacun va avancer ses argumentaires, et on finira par s’entendre sur quelque chose qui sera mis à la connaissance de l’ensemble des travailleurs », d’après Mamadou Mansaré.

Selon notre source, tout accord obtenu entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2014 dans la mesure où les négociations tripartites devraient être entamées depuis le mois de septembre 2013, période qui a coïncidé avec la tenue des élections législatives.

Pour rappel, le protocole d’accord de 2012 a aboutit à une augmentation de la valeur du point d’indice de 50% en trois phases : 10% à compter du 1er octobre 2012, 15% à compter du 1er janvier 2013 et 25% avant fin 2013.

Aliou BM Diallo
+224 622 25 45 64
contact@kaloumpresse.com

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