vendredi , 23 août 2019

Le dernier président de l’apartheid accuse l’ANC de « discrimination raciale »

Frederik de Klerk, le dernier président sud-africain de l’époque de l’apartheid, a accusé l’ANC au pouvoir depuis 1994 d’instaurer une discrimination raciale dans le pays, dans un discours à l’occasion du 20e anniversaire des premières élections démocratiques.

« Ces politiques, dans ce que l’ANC appelle la seconde phase de transition, sont ouvertement dirigées contre des citoyens sud-africains sur la base de leur race », a lancé M. De Klerk lors d’une allocution au Cap, « c’est anticonstitutionnel et c’est l’antithèse de l’objectif de réconciliation nationale ».

L’Afrique du Sud célèbre cette année les 20 ans de sa démocratie et des premières élections libres du 27 avril 1994, qui ont permis l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela. L’ex-président qui avait légalisé l’ANC et fait libérer Nelson Mandela en 1990, pour négocier avec lui la fin du régime de ségrégation raciale, a noté les succès en matière de construction de logement, de distribution d’eau et d’électricité ou encore d’allocations sociales aux plus pauvres.

 

Mais il a vivement dénoncé ce qu’il considère comme les plus graves échecs des successeurs de Mandela: l’emploi, l’éducation, et l’aggravation des inégalités. « Clairement, la politique gouvernementale pour promouvoir l’égalité a été un échec. Les principaux bénéficiaires de la discrimination positive et du programme d’émancipation économique des Noirs ont été la classe moyenne émergente et l’élite, mais non la vaste majorité de Sud-Africains réellement désavantagés ». Selon un classement international, l’Afrique du Sud fait partie des pays les plus inégalitaires du monde.

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