lundi , 17 décembre 2018

« Plus d’immixtion dans les affaires judiciaires »

La salle d’audience de la Cour d’Appel de Conakry a servi de cadre lundi à la cérémonie de passation de service entre Me Christan Sow, ministre de la Justice sortant et son successeur Me Cheick Sacko.

Au cours de cette cérémonie, le ministre sortant Me Christian Sow, a répertorié les différentes réalisations  effectuées quand il était à la tête de ce département.  Il a cité entre autres, les études et les formations du personnel judiciaire et pénitentiaire, la promulgation en mai 2013 des lois organiques relatives aux statuts de magistrats et du Conseil supérieur de la  magistrature et de la Cour des comptes ainsi que la révision (en cours) du code pénal, du code de procédure pénale, et du code de Justice militaire.

Me Sow a par ailleurs indiqué que ces efforts sont accompagnés de la validation du projet de stratégie et de plan d’action décennale de la reforme et celui de la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature.

 

Il a dit que la proclamation de l’année 2013 comme « Année de la Justice » par le Président de la République doit être perçue comme un point de départ et de projection. Car précise-t-il, « nul ne peut prétendre régler en une année plus de 50 ans d’abandon de la Justice en terme d’infrastructures, de ressources humaines de promotions, et d’assistance sociales ».  Il a enfin souhaité que son successeur poursuive avec succès les travaux de reformes déjà engagés.

Conscient des défis qui l’attendent, le ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des sceaux, Me Cheick Sacko, a dit que sa mission se basera sur la formation initiale, continue et permanente des magistrats, en collaboration avec les universités.

 

« Je suis heureux d’avoir la charge de ce ministère dont je suis conscient des difficultés à la fois immenses et passionnantes. Je vais essayer d’agir de telle sorte que le travail des magistrats soit reconnu dans notre pays. Les magistrats et les juges doivent être soutenus », a dit le tout nouveau ministre. « Une fois que le juge a rendu sa décision, il faut la respecter. Mais il est indispensable que les décisions de justice soient exécutées », a ajouté Me Sacko.

Me Sacko a promis de miser sur le personnel judiciaire. Mais il a aussi assuré que l’Etat qu’il incarne dans le monde de la Justice ne s’immiscera plus dans les affaires judiciaires. « Le rôle du ministre de la Justice est imminent mais aussi a des limites. Le ministère de la Justice est un ministère très particulier où se retrouvent tous ceux qui fondent l’Etat. Le ministre n’est pas un juge, mais il est celui qui sert le juge. Il leur donne les moyens de remplir leurs rôles respectifs et variés dans la société’’, a-t-il souligné.

Zézé Enema Guilavogui
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