samedi , 20 juillet 2019

Quelques bonnes et mauvaises nouvelles qui attendent les Guinéens en 2014

Les Guinéens sont entrés dans la nouvelle année 2014. Chacun y est allé avec son souci et son espoir. Kaloumpresse.com revient sur quelques faits qui marqueront incontestablement, d’une manière ou d’une autre, la vie de la Nation guinéenne au cours de ce nouvel an.

Économie

Les réformes sont annoncées par le gouvernement. Avec un objectif de croissance (encourageant) de 4,5% du PIB contre seulement 2,5% en 2013. Le taux d’inflation devrait atteindre un chiffre à environ 8,5%. Les recettes et dons mobilisés sont sensées atteindre 12.128,43 milliards de francs guinéens, contre 6.712,08 milliards de francs l’année dernière. Les dépenses prévues, si elles s’envolent pour atteindre 13.263,44 milliards de francs guinéens, pourraient constituer une bouffée d’oxygène pour les infrastructures (eau, énergie, agriculture, routes, écoles etc). Ce qui va soutenir la croissance annoncée.

Cependant, dans le secteur des mines, outre la reprise des activités à Simandou annoncée par le Chef de l’Etat, circule une mauvaise nouvelle. Sur le plan des recettes minières, on annonce une mobilisation de 1.360,34 milliards de francs guinéens contre 1.441,07 milliards l’an dernier, soit une chute d’environ 81 milliards de nos francs (5,06%). Officiellement, cette situation est attribuée à la baisse drastique de l’impôt sur les sociétés minières. Celles affirment avoir enregistré des bilans négatifs l’année écoulées. L’Etat pense engranger seulement 484,68 milliards de francs guinéens contre plus de 609 milliards en 2013.

La mauvaise nouvelle n’est pas finie à ce niveau. Car à cette baisse des impôts, s’ajoutent un manque de vision des décideurs et de promotion du secteur ainsi que la chute de la production de bauxite depuis quelques mois.

Les éleveurs, agricultures et cotonculteurs peuvent espérer. Le gouvernement entend engager les travaux d’aménagement de plaines agricoles, réaliser des fermes agricoles (204 milliards), investir 71 milliards de francs guinéens dans la filière coton et engager 180 milliards dans la campagne agricole cette année.

Dans le secteur de l’énergie et de l’hydraulique, la bonne nouvelle est qu’on s’attend à un investissement important dans le programme d’éclairage public, l’acquisition d’une centrale électrique de 100 MW pour 291 milliards et la poursuite des travaux d’interconnexion de la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée. Le financement annoncé pour ce dernier projet dans le cadre de l’exercice budgétaire 2014 est d’environ 76 milliards de nos francs.

La mauvaise nouvelle dans le secteur énergétique est que la capitale continuera à côtoyer l’obscurité. En dépit des investissements prévus pour Kaléta (560 milliards), les turbines de ce barrage ne pourront entrer en activité cette année et réduire le déficit énergétique.

Si le gouvernement respecte son planning, les Guinéens seront fiers de posséder quelques infrastructures routières et de franchissement bien faites. C’est le cas des routes Kissidougou-Guéckédou-Kondébadou, Dabompa-PK36, PK36-Coyah, Labé-Madina-Gounasse, Mamou-Dabola-Kouroussa, Mamou-Faranah dont les constructions sont prévues. Il est prévu aussi des investissements dans des voiries urbaines et communautaires (56,5 milliards), voiries urbaines de Conakry (100 milliards) et le pont KK (71 milliards).

Politique

On ose croire que 2014 sera une année politiquement bénéfique pour la Guinée. Elle commence déjà avec une bonne nouvelle qui donne du sourire à tous (opposition et mouvance présidentielle y compris). L’installation de la nouvelle Assemblée nationale le 13 janvier. Tous les partis de l’opposition, à l’exception du PEDN, ont promis de siéger. C’est déjà un grand pas dans cette étape cruciale qui fermera définitivement la parenthèse de la transition amorcée en 2008 après le décès du Général Lansana Conté.

Les Guinéens entrent aussi dans le nouvel an avec un autre espoir. Celui de voir un nouveau gouvernement prendre la relève.  Ils croient désormais à la fin des gouvernements de récompense. Le président lui, a promis. Le prochain gouvernement sera une équipe de mission. Elle aura pour tâche de maintenir les acquis et de les améliorer. Et non l’inverse.

Les Guinéens sont annoncés aux urnes pour élire leurs maires et leurs présidents de CRD dans le cadre des élections communales et communautaires. Le CNT encourage le gouvernement à allouer une rallonge budgétaire à la Commission électorale nationale indépendante dans le cadre de cet exercice électoral.

Il revient aux Guinéens de garder cette élection dans son contexte démocratique, loin des troubles politiques sur fonds de violences inter ethniques, de tueries et de fraudes habituels.

 

Société

L’une des bonnes nouvelles ici est le recrutement d’enseignants pour le compte du ministère de l’Enseignement technique, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Faute de candidats, le concours prévu l’année dernière est reporté à cette année. Ce qui pourrait créer de l’emploi pour quelques diplômés.

 

Il y a cependant une autre nouvelle qui risque d’affecter toutes les bonnes déjà annoncées ci-haut. Le gouvernement va s’inscrire dans une logique de suppression de la subvention allouée aux produits pétroliers. Le CNT et le gouvernement ont enfin accepté accepté cette souhait formulé depuis plusieurs années par le FMI. Cette subvention (environ 80 milliards par mois) accordée à l’achat des produits pétroliers permettait de maintenir le prix du carburant à la pompe à 9.500 francs guinéens. Le gouvernement promet un mécanisme d’ajustement des prix en fonction du marché international. Mais la suppression pourrait entrainer dans un premier temps une augmentation des prix à la pompe. Et bonjour la flambée de prix dans les marchés.

Élie Ougna
+224 622 85 68 59
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