lundi , 10 décembre 2018

Guinée : 1 enfant de moins de cinq ans sur 2 n’existe pas officiellement (UNICEF)

Conarky, le 11 décembre 2013 – Aujourd’hui, à l’occasion de son 67ème anniversaire, l’UNICEF publie un nouveau rapport montrant que la naissance de près de 230 millions d’enfants de moins de cinq ans n’a jamais été enregistrée, soit environ un enfant de moins de cinq ans sur trois dans le monde. Ce nouveau rapport, Every Child’s Birth Right: Inequities and trends in birth registration (Droit de chaque enfant à sa naissance : inégalités et tendances dans l’enregistrement des naissances), recueille des analyses statistiques sur 161 pays et présente les données et évaluations par pays les plus récentes au sujet de l’enregistrement des naissances.

« L’enregistrement des naissances est plus qu’un simple droit. C’est ainsi que la société reconnaît l’identité et l’existence d’un enfant », explique Mme Geeta Rao Gupta, Directrice générale adjointe de l’UNICEF. « L’enregistrement des naissances est également primordial pour garantir que les enfants ne soient pas oubliés, privés de leurs droits ou mis à l’écart des progrès de leur nation. »

En Guinée, moins de la moitié des enfants sont enregistrés. Les enfants non enregistrés à la naissance ou sans documents d’identité sont souvent exclus de l’accès à l’éducation, et aux soins de santé. Si les enfants sont séparés de leur famille à cause d’une catastrophe naturelle, d’un conflit ou du fait de l’exploitation, il est plus difficile de les réunir à cause de l’absence de documents officiels.

« Nous avons fait beaucoup de progrès dans l’enregistrement des naissances au cours des dernières années en Guinée » a déclaré le Représentant de l’UNICEF en Guinée, Dr Mohamed Ag Ayoya, «pourtant, plus de 50 pour cent des enfants ne sont pas dans les livres. Sans savoir où et qui sont les enfants, nous ne pouvons pas assurer de manière adéquate leur sécurité, leur éducation, leur nutrition et leur santé ».

L’enregistrement des naissances, en tant que composante essentielle de l’état civil d’un pays, renforce également la qualité de ses statistiques essentielles, et améliore l’efficacité de la planification et des gouvernements.

D’après l’UNICEF, les naissances non enregistrées sont un symptôme d’inégalités et de disparités dans une société. Les plus affectés par ces inégalités sont notamment les enfants issus de certains groupes ethniques ou religieux, les enfants vivant dans des régions rurales ou isolées, les enfants issus de foyers pauvres ou les enfants de mères non instruites.

UNICEF-Guinée appuie le Gouvernement à travers 3 axes d’actions. L’axe politique et institutionnel pour concevoir une réforme pour la modernisation de l’Etat Civil y inclus l’Enregistrement des Naissances.

Une feuille de route pour la réforme a été ainsi définie en novembre 2013 dont l’UNICEF appuiera la mise en oeuvre, conjointement avec l’OMS au niveau national et au moins dans une région pilote. Cette feuille de route a été produite sur base d’une évaluation des goulots d’étranglement à l’Etat civil.

Le 2ème axe concerne le renforcement de l’offre de services d’enregistrement des naissances au niveau des communautés principalement par l’appui à la formation des acteurs, la fourniture de matériel et l’appui à l’organisation d’au moins une campagne annuelle régionale pour la fourniture de services d’enregistrement des naissances principalement aux communautés difficilement accessibles.

Le dernier axe concerne le renforcement de la demande qui comprend l’habilitation continue des communautés sur l’importance de l’acte de naissance à travers les structures régionales, préfectorales et locales du système national de protection de l’enfant et les campagnes d’information des familles.

 

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