jeudi , 2 juillet 2020

Guinée : l’opposition appelle à une journée ville morte le 25 Novembre

L’opposition dite Républicaine a appelé mercredi les citoyens à observer une journée ville morte le lundi 25 novembre prochain pour protester contre les résultats définitifs des élections législatives proclamés la semaine dernière par la Cour suprême.

 

« Nous avons décidé à l’unanimité d’organiser une journée ville morte ce lundi 25 novembre 2013. A cette occasion,  nous appelons toutes les populations de Conakry à observer ce lundi une ville morte », a dit Aboubacar Sylla dans un entretien avec Kaloumpresse.com.

 

Nous avons pris la décision pour protester contre la démission de la cours suprême de qui se déclare incompétente pour juger le contentieux électoral, a dit Sylla.

 

Un peu plutôt, l’opposition s’était retrouvée au siège du PEDN à Lambadji où, à l’issue d’une réunion de près de deux heures. Voici le communiqué lu par le porte-parole Aboubacar Sylla.


« Les partis politiques membres de l’opposition républicaines viennent de se retrouver pour d’abord réaffirmer leur volonté de rester uni et solidaire dans le combat politique qu’ils mènent depuis trois ans en faveur d’une Guinée démocratique et plus respectueuse des droits de l’homme. Nous nous sommes retrouvés au lendemain de ces élections législatives, pour d’abord fustiger les violences d’ordre policières qui continuent à s’exercer sur les pauvres populations guinéennes. Nous avons déploré l’assassinat par les forces de l’ordre d’un jeune nommé Aziz Baldé âgé de 15 ans et qui habite le quartier Cosa et nous avons également déploré les violences qui sont exercés sur les journalistes en exercice de leur profession. Nous avons déploré ce qui s’est passé devant le chef de l’Etat en personne et qui concernait un journaliste de Tamata fm M Diangolo Barry, nous avons déploré aussi ce qui s’est passé au niveau de la radio planète Fm où un journaliste s’est senti persécuté et a du faire recours aux populations pour se sauver d’une situation de détresse dans laquelle il se trouvait. Nous avons en même temps présenté nos condoléances les plus émus à la famille de M Baldé et nous avons exprimé notre compassion de la douzaine de blessés lors de ces interventions de ces forces de l’ordre. Nous regrettons que ce pratiques que nous avons toujours dénoncé continuent à se perpétuer dans notre pays.


Relativement aux élections législatives du 28 septembre dernier nous avons décidé de saisir le système des Nations Unies, de saisir le Secrétaire Général des Nations Unies d’un courrier dans lequel nous allons réaffirmer notre refus d’accepter ces élections truquées, nous allons réaffirmer toutes les fraudes, toutes les imperfections, nous allons rappeler tout ce qui a fait que ces élections législatives ont constitué pour nous une véritable mascarade électorale et nous allons joindre à ce courrier une documentation suffisamment fournie pour attester de la véracité de nos accusations. Ce courrier sera également transmis à l’union Africaine, à la CEDEAO et à l’union Européenne. Nous avons également décidé d’adresser un courrier aux autorités compétentes pour prendre acte de la fin de la mission du Comité de Suivi de l’Accord du 3 juillet 2013. Nous avons noté en effet que la cessation de ses activités intervient au moment où de nombreuses dispositions prévues au titre de l’Accord du 3 juillet dernier n’ont pas été exécutées. Nous souhaitons donc qu’un cadre permanent de dialogue soit institué sous l’égide de la communauté internationale pour continuer à dérouler l’application des dispositions de l’Accord du 3 juillet notamment les questions liées aux élections communales et communautaires qui doivent se tenir en principe avant la fin du premier trimestre 2014 ainsi que pour l’élection présidentielle 2015 en passant par le changement d’opérateur technique, le recrutement d’un nouvel opérateur sur une base de concurrence internationale.


Il y a également de nombreuses comme vous le savez obligations auxquelles étaient soumises des autorités mais qui ne sont pas encore appliquées, il s’agit de la neutralité de l’administration publique, de l’accés aux médias d’Etat de service publics de tous les courants de pensées et d’opinions, de l’indemnisation de ceux qui ont été victimes des événements que nous avons connu ces derniers mois dans notre pays.


Nous avons également décidé d’organiser une journée ville morte le lundi 25 novembre prochain. Nous appelons donc toutes les populations de Conakry à observer ce jour une journée ville morte pour protester contre la démission de la Cour Suprême et le fait que cette institution se déclare incompétente pour juger du contentieux électoral, faisant de notre pays le seul pays au monde où aucun recours aux contentieux électoraux ne peut être examiné. Nous avions pour projet de définir notre position par rapport à notre participation ou non à l’assemblée nationale. Comme vous le savez nous avions demandé à consulter nos bases respectives pour que tous les partis politiques sur la base du consensus puissent consulter leurs différentes structures et arriver à une décision consensuelle. Il se trouve qu’au jour d’aujourd’hui ce travail n’est pas encore achevé, c’est un processus de rapprochement des idées qui prend parfois du temps et certains partis politiques nous ont dit qu’ils ne sont pas encore prêts pour pouvoir donc décliner leur position par rapport à cette question importante. Donc nous avons reporté aux prochains jours la prise de décision concernant la participation ou non de l’opposition républicaine à la prochaine assemblée nationale ».

 

Elie Ougna

+224 622 85 68 59

contact@kaloumpresse.com

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