dimanche , 8 décembre 2019

Port de Conakry : Necotrans renonce à faire appel

L’opérateur maritime Necotrans ne fera pas appel de la décision de la justice française, qui a condamné le groupe Bolloré à lui verser 2,1 millions d’euros dans le cadre du litige qui les opposait au sujet du port de Conakry.

Après avoir « sérieusement envisagé un recours » en France, Richard Talbot, président-directeur de Necotrans, ne fera pas appel de la décision du tribunal de commerce de Nanterre, qui a condamné le groupe Bolloré à payer seulement 2,1 millions d’euros au lieu des 100 millions réclamés dans le cadre du litige qui oppose, depuis fin 2011, les deux opérateurs sur le port de Conakry.

« Parasitisme »

Richard Talbot se réjouit déjà que le tribunal ait confirmé l’accusation de parasitisme et obligé le groupe Bolloré à payer de manière non suspensive.

Surtout, il mise maintenant sur les procédures arbitrales entamées contre la Guinée devant la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires à Abidjan (Ohada), ainsi que devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), dépendant de la Banque mondiale à Washington.

Dommages et intérêts

Élu en novembre 2010, le président de la République de Guinée Alpha Condé avait résilié par décret, le 8 mars 2011, la convention de concession du terminal à conteneurs du port de Conakry octroyée en 2008 à Getma, la filiale guinéenne de Necotrans, pour une durée de 25 ans. Le gouvernement guinéen avait confié quelques jours plus tard la gestion du port au groupe Bolloré, estimant que Getma n’avait pas respecté ses engagements.

Les 2,1 millions d’euros accordés par le tribunal le sont au titre des dommages et intérêts pour les investissements effectivement consentis par Necotrans et qui ont bénéficié au nouveau concessionnaire.

JA

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