lundi , 16 décembre 2019

GAMBIE : 8 ans de prison pour avoir joué un match interdit par Yaya Jammeh

Le président Gambien Yaye Jammeh, depuis son accession au pouvoir en 1994, ne s’est pas fixé comme seul objectif de combattre l’homosexualité. Il a également dans son viseur le championnat populaire des « Navetane ». Cette compétition qui se joue pendant l’hivernage, permettant aux élèves et étudiants de s’épanouir, qu’il tente de faire interdire.

Au cours d’une de ses tournées à l’intérieur de la Gambie, le président Jammeh a ainsi ordonné au chef d’Etat major des forces armées et au directeur de la police d’arrêter quiconque serait trouvé en train de jouer au football durant la saison des pluies. Pour le président Jammeh, il s’agit d’une « manière d’inciter la jeunesse à aller cultiver la terre et aider leurs parents, en majorité pauvres. »


Arrestations dans plusieurs localités

Sauf que plusieurs localités ont bravé cette décision présidentielle et ont organisé le championnat populaire. Dans la région de Central River, où se trouvent les adeptes de « Navetane », la police a fait une descente musclée en plein match dans la localité de Samide, mercredi. Selon des informations confirmées par les organisateurs, plus de 10 jeunes joueurs ont été arrêtés sur le terrain même.

Le site d’information Xibaru confirme les informations parvenues à Afrik-Foot en citant les noms des personnes arrêtées : Morikebba Diban, Burama Ceesay, Kemo Ceesay, Jammeh Jatta, Amadou Tungara, Bunja Tungara, Mamadou Jabbi et Bunja Jabbi. D’autres arrestations ont été notées dans des localités comme Sami et Boiram, dans le bas-district de West Fulladu, toujours dans la région de Central River.

La plupart des prévenus sont des étudiants et leurs parents appellent à leur libération. Mais, d’après les lois Gambiennes, toute personne arrêtée en train de jouer le championnat des « Navetane » risque à une peine pouvant aller de 5 à 8 ans de prison. L’affaire n’en est donc qu’à ses débuts et, pour l’heure, aucine réaction officielle du coté des organisations de défense des droits de l’homme.

AFRIK.COM

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