dimanche , 19 janvier 2020

Incidents dans le quartier de Mollahtoureya, à Conakry

En Guinée, la situation s’est apaisée, ce mardi 24 septembre, à Conakry. La ville a retrouvé son calme, mais quelques incidents ont éclaté dans le quartier de Mollahtoureya. Des affrontements entre jeunes de communautés différentes ont dégénéré en incendies volontaires. Plusieurs maisons ont brûlé et d’autres ont été pillées par des bandes de jeunes. Les forces de l’ordre sont déployées, en masse, dans le quartier.

Rappelons que le quartier de Mollahtoureya est un petit îlot dans l’immense commune de Ratoma, à Conakry. Ce quartier avait, cet après-midi, des allures de champ de bataille. Au moins cinq concessions et plusieurs véhicules ont été entièrement détruits par le feu, tandis que d’autres maisons – au moins trois – ont été pillées.

Mollahtoureya a été le théâtre de règlements de comptes entre bandes de jeunes de communautés différentes. On y a commis des actes de vengeance et de pillages qui ont littéralement terrorisé des familles entières et mis en ébullition ce quartier.

En milieu d’après-midi, un important dispositif de policiers et de gendarmes s’est déployé à Mollahtoureya où des groupes de jeunes n’hésitaient pas à montrer leurs machettes et, pour certains, des armes à feu, le tout à quelques mètres des policiers.

Mollahtoureya est un cas isolé puisque le reste de la ville – il faut insister sur cela – est resté calme toute la journée.

Après deux journées d’affrontements dans plusieurs quartiers de Conakry, les autorités, ainsi que les chefs de l’opposition, ont continué à diffuser des appels au calme et à la raison.

De son côté, le ministre guinéen des Droits de l’homme et des libertés publiques, Kalifa Gassama Diaby, recevait mardi après-midi des jeunes de ces quartiers chauds pour les amener à convaincre les plus excités et les plus récalcitrants à retrouver le calme.

Interviewé par RFI, Kalifa Gassama Diaby estime que les partis politiques devraient contrôler leurs militants.

« Je conseillerais fortement aux responsables politiques de prendre leurs responsabilités pour dire à leurs militants que la violence n’est pas admissible. »

Par RFI

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