vendredi , 15 novembre 2019

Report des législatives : Des Guinéens réagissent au micro de Kaloumpresse

Que pensez-vous du report des élections législatives au 28 septembre ? Notre reporter a posé la question à certains Guinéens dans les rues de Conakry. Réactions.

Fodé Saran Condé, administrateur civil : « Le report des élections législatives n’est pas une mauvaise chose. Il entre toujours dans la construction de la démocratie. Si le médiateur des Nations Unis Saïd Djinnit est intervenu en prolongeant le délai de quartes jours, pour permettre à la CENI de  corriger les anomalies que l’opposition a signalée, c’est pour le bonheur et la paix du peuple de Guinée .S’il ya une partie qui se sent lésée dans ses droits les plus absolus,  il faut les accepter, les écouter par ce que ça y va de l’intérêt supérieur de la Nation ».


Edmond Hazoumé :
« Mes sentiments sont meilleur s. Franchement   le report de la date du 24 septembre est un acte à saluer par ce que la Ceni a reconnu son  imperfection dans ce processus électoral. Si les acteurs politiques  0 l’issu d’une table ronde, présidée par le facilitateur  Saïd Djinnit et des institutions nationales et internationales,  ont trouvé  une sortie de crise en fixant la date du 28 septembre, je m’en félicite. Car si on partait à ces législatives sans l’opposition républicaine, ce serait une exclusion et cela pouvait causer des violences encore comme par le passé. Je souhaite qu’après les législatives du 28 septembre, la Guinée  devienne  un pays de progrès pour que plus jamais ça. A la Ceni d’être capable de corriger les erreurs ».

Amadou baillo  Barry : « Avant tout, je  remercie l’opposition guinéenne et la communauté internationale. Il est de mon devoir de souffler  à l’oreille de l’opposition guinéenne d’être vigilante avant la date du 28 septembre. Cette CENI  fait  chaque fois  une chose et son contraire, donc cette institution  n’est pas crédible. Le pouvoir   veut rafler l’Assemblée Nationale à travers les actes de détournement des voix du scrutin ».

Amadou Sitafa Traoré : « La date du 28 septembre n’est pas tenable. Quatre jours supplémentaires donner à la CENI est minime par rapport aux anomalies déjà signalées, qui sont entre autre l’éloignement des bureaux de vote, la distribution des cartes électorales qui se passent. Si nous voulions avoir des élections crédibles, il fallait accorder à la CENI un délai raisonnable de 60 jours ».


Propos recueillis par Zézé Enéma Guilavogui
contact@kaloumpresse.com

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