vendredi , 22 novembre 2019

Centre Islamique : Un fonctionnaire des Affaires Religieuses a failli être brulé vif !

Un haut cadre du Secrétariat général des Affaires religieuses a failli être immolé par le feu dans la journée du lundi 9 septembre. Motifs évoqués, la vente de l’uniforme de l’édition 2013 du Hadj que certaines femmes jugent déjà catastrophiques.

Elhadj  Karamo Diawara, Chef de cabinet du Secrétariat général des Affaires Religieuses, a échappé belle. Un groupe de femmes qui ne digèrent pas avoir perdu la vente les tenues de pèlerinage pour les fidèles musulmans Guinéens a aspergé de l’essence sur le haut fonctionnaire avant de tenter de le bruler vif. Par ce geste, les femmes ont voulu exprimer leur mécontentement. Plus grave, l’acte s’est déroulé au Centre islamique de Donka, à quelques encablures de la grande Mosquée Fayçal de Conakry, où les Imams prêchent tolérance, pardon et amour mutuel à longueur de journée.

Sur les circonstances de ces faits plutôt ahurissants, Elhadj Abdoulaye Diassy, Secrétaire général des Affaires Religieuses explique.

« Toute la ville de Conakry a entendu l’incident que nous sommes en train de vivre ici depuis lundi concernant la vente de l’uniforme de pèlerins  par un groupe de femmes. Après une série de  concertations menée par  un Comité crée pour rapprocher les idées entre les deux groupes de femmes. Comme, il n’y a pas  eu d’entente, le Cabinet s’est réuni.  Le Secrétaire Général est un coordinateur des actions, de l’ensemble des directions  et aussi les agences privées qui évoluent dans le cadre du pèlerinage musulman en Guinée. A l’issue de cette réunion, nous avons décidé afin d’éviter tout conflit entre nos sœurs des différents groupes qui sollicitent la vente de ces tenues.

D’ailleurs, depuis 2006 les tenues des pèlerins Guinéens sont vendues par  les femmes. Mais, je vous donne toutes les garanties que cette année encore, il n’y a pas eu un compte rendu saint  dans ces opérations. C’est ainsi qu’un groupe de dix femmes a été mandaté par  les différents groupes  constitués. Ce groupe après la vente, devrait présenter les bénéfices nets pour  qu’ils soient partagés entre les différentes femmes. Mais cela n’a pas empêché les plaintes. Quand je suis arrivé à tête de ce département en 2011, on m’a signifié qu’il n’y a  que deux groupes de femmes qui vendaient les tissus. Il y a eu Madame Fofana Mariame Condé, l’épouse de Secrétaire adjoint  qui avait vendu en 2008 et 2009 et qui tenait à vendre aussi pour 2011.

Quand ils m’ont donné la vraie explication, j’ai dit à madame qu’elle ne vendra pas cette année (2011) et qu’elle allait attendre deux  ans pour que son tour vienne.

Entretemps,  ces groupes de femmes sont partis voir la première Dame, la Présidence de la République, la Primature et les Conseillers, mais en vain. Et, voici qu’en 2013, alors qu’est arrivée la promesse du Secrétariat général au groupe de femmes, on m’a  signalé qu’il y a beaucoup de groupes que j’ignorais. A  cet effet, nous avons crée une Commission pilotée par le chef de Cabinet. Pendant trois mois, cette Commission  tentait d’approcher les esprits, mais en vain. Ainsi, pour ne pas  créer de problèmes, le Cabinet  a décidé de procèder à  la vente de l’uniforme tout  en donnant les bénéfices de cette vente aux femmes. Nous avons 7 200 pèlerins cette année ce qui fait 7 200 complets. Chaque complet est vendu à 120.000 GNF. Le Commerçant, Elhadj Mohamed Saliou Diallo qui a envoyé les tissus de la Chine, nous a cédé les complets à un prix et nous avons majoré le bénéfice des femmes. Elles auront de cette vente 15.000 francs guinéens multipliés par 7 200 complets, ce qui fera 108.000.000 GNF, j’ai dit à mon chef  cabinet Elhadj Ibrahima Diawara que cet argent fera l’objet d’un compte rendu fidèle à  ces femmes et que personne  ne touchera  à un franc.

C’est cet arrêté signé du Chef de cabinet qui a été affiché dans nos murs. Ces feuilles ont été déchirées par  un groupe de  femmes qui n’a pas apprécié que le marché leur soit retiré. C’est de là que les problèmes ont commencé. Des femmes  en colère  sont venues avec des bidons d’essence, des boîtes d’allumettes pour, selon elles, incendier le Centre Islamique. Une femme a même jeté de l’essence sur le chef de Cabinet et voulait allumer un brin d’allumette pour le bruler. Nous avons réussi à lui retirer le reste du carburant. Le bidon se trouve avec nous.  Je crois que c’est trop. Suite à cet acte, le Président de la République a instruit le ministre de la Sécurité de suivre la situation de prêt, d’interpeler les femmes au respect de la loi. Si le calme est revenu aujourd’hui dans ce Centre, c’est par ce que les autorités ont intervenu. »

Le moins que l’on puisse dire est que l’on a frôlé le pire.

Zézé Enema Guilavogui
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