dimanche , 18 novembre 2018

Pour un changement, Abe Sylla préconise un opposant à la présidence du Parlement

Ibrahima Abe Sylla, président du parti Nouvelle Génération pour la République (NGR) a émis vendredi son souhait de voir la présidence de la future Assemblée nationale contrôlée par l’opposition en vue d’un changement dans la gestion de la chose publique en Guinée.

Selon M. Sylla, pour rompre avec la corruption et la mauvaise gouvernance il faut nécessairement que le futur parlement soit présidé par l’opposition. Et pour ce faire il revient aux Guinéens de voter massivement pour l’opposition.

« Il serait très important qu’un leader de l’opposition soit président de l’Assemblée nationale pour que les choses puissent être mieux contrôlées », affirme le leader de la NGR. « Et, si moi je suis président, nous ferons tout pour mettre un terme à l’impunité qui est l’un des ennemis de la démocratie », promet-il.

La NGR a présenté trois candidats à uninominal dans les villes de Kindia, Siguiri et Dubréka. Le président du parti conduit la liste uninominale de Kindia, sa ville natale. Tandis que la liste nationale du parti est menée par le secrétaire national du parti David Camara.

L’intérêt de la Guinée

Pour Sylla, l’opposition qui doit se battre pour le contrôle de l’Assemblée nationale n’est pas unie. Absent du pays depuis deux ans et demi pour des raisons professionnelles, Ibrahima Abe Sylla indique cependant qu’il s’évertuera à ramener l’opposition et la mouvance présidentielle autour de la question principale: la Guinée d’abord. « La  classe politique est totalement divisée. Mais qu’à cela ne tienne. Je m’impliquerai pour convaincre les deux camps de mettre la Guinée au-dessus de toute considération qui peut menacer l’intérêt de la Nation ».

Abe Sylla appelle à bannir l’ethnocentrisme en Guinée pour permettre un bon décollage économique du pays. « Je demande à mes concitoyens de refuser de tomber dans le piège de l’ethnocentrisme qui donnera rien de meilleur à notre nation ».

Coup de pied dans le plat

Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2010, Abe Sylla est énervé. Il est fâché contre l’Etat pour la subvention accordée aux partis en lice pour les législatives. Il estime que les trois milliards remis gracieusement aux partis constituent du gaspillage inutile. « Je suis farouchement contre la subvention des partis compétiteurs dans notre pays. Aujourd’hui, nous n’avons pas assez d’hôpitaux, les écoles manquent, bref les populations continuent encore à souffrir sur tous les plans. Pourquoi ne pas utiliser ces trois milliards dans la construction d’édifices publics ? ». Pour lui, la future Assemblée nationale devra se pencher sur la question en abrogeant la loi qui autorise cette subvention.

Zézé Enema Guilavogui et Elie Ougna
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