vendredi , 6 décembre 2019

Sidya Touré : ‘’Vous ne me verrez pas sur le capot d’une voiture, mais…’’

Le président de l’Union des forces républicaines Sidya Touré est bien catégorique. L’opposition guinéenne ne se laissera pas faire. Elle va pourrait protester contre le non respect par la CENI de certaines étapes du processus électoral.

S’exprimant mardi pendant une conférence de presse l’ancien Premier ministre a affirmé que l’opposition guinéenne « va se retrouver et appeler à des meetings et marches pacifiques’’ si la Commission électorale continuait à griller les étapes prévues dans l’accord politique du 3 Juillet. Dans son intervention, M. Touré a fustigé les conditions du déroulement du révision complémentaire, la composition des comités techniques en charge du suivi du processus électoral et le retard dans l’assainissement du fichier électoral.

« Nous n’allons pas nous assoir et croiser les bras. Nous ne dormons pas », a dit le président de l’UFR pour qui  » toutes les conditions sont réunies pour que l’opposition marche ».

Il y a problème. Car par le passé Sidya Touré a promis de ne jamais monter sur une voiture pour exiger quoique ce soit. Il l’a fait savoir fin mai à une conférence de presse. « Après la manifestation du 2 mai, je me suis posé la question si j’étais réellement à ma place. J’avais décidé que non. J’ai dit que la prochaine fois, je n’irai pas à la manifestation. Me mettre au dessus d’un véhicule, devant des policiers qui vous agressent d’un côté et des loubards, j’ai fait cela, comme le dirait Elhadj professeur Alpha Condé depuis quarante ans, c’est bon comme ça. (…) Je peux faire autre chose. Donc, je suis dans ma position. Je continue ma lutte ».

Interrogé ce mardi 27 août sur son intention de prendre part à des manifestations de l’opposition, Sidya Touré a apporté des précisions : « J’ai dit que vous ne me verrez jamais sur le capot d’une voiture, mais il faut préciser certaine choses. Dire qu’on est opposant et qu’on ne marche plus ce n’est pas vrai ».

 

Il dit avoir dit cela dans un contexte bien donné. Pour lui, les « les gens » avaient commencé  à s’énerver les uns contre les autres. Et à côté de leurs marches « il se passait autre chose ». Sinon, d’après le numéro 1 de l’UFR, la constitution guinéenne et la charte des partis politiques confèrent à l’opposition le droit de manifester. Droit dont il compte jouir si la CENI ne rectifie pas le tir.

Mamady Fofana
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