mardi , 18 décembre 2018
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La Serbie offre à DSK un poste de conseiller

Le vice-Premier ministre serbe, Aleksandar Vucic l’avait évoqué mardi dans un journal local. Mercredi, sur la chaîne de télévision privée B92 il a confirmé officiellement s’être entretenu avec l’ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

«Nous avons parlé très brièvement d’une possibilité de coopération», a indiqué le dirigeant serbe. Mais il n’a pas été bavard.

Dominique Strauss-Kahn «ne sera certainement pas ministre, mais il pourrait être conseiller pour aider le gouvernement à «gérer la dette publique» et à résoudre d’autres problèmes économiques, a poursuivi Aleksandar Vucic. Une source gouvernementale a indiqué mardi à l’AFP que, dans le cadre de préparatifs pour un remaniement du gouvernement, les autorités serbes avaient pris contact avec DSK mais qu’il demandait «beaucoup d’argent» pour ses services. Mardi, une source de l’entourage de l’économiste avait vivement démenti cette information.

Les accusations contre DSK  sont «le problème d’autres pays»

Que DSK soit jugé en France l’an prochain avec douze autres personnes pour «proxénétisme aggravé en réunion», Belgrade n’en a que faire. Les accusation pesant contre l’ex-directeur du FMI sont «le problème d’autres pays», juge le vice-Premier ministre. Pas celui de la Serbie, a-t-il sous-entendu. Après un an de travail, le gouvernement de cet Etat d’ex-Yougoslavie a annoncé pour les prochaines semaines un remaniement qui devrait lui permettre de se concentrer sur les négociations d’adhésion à l’Union européenne ainsi que sur un redressement économique du pays.

La Serbie, qui a obtenu en juin le feu vert pour l’ouverture d’ici janvier de négociations d’adhésion à l’UE, a vu en 2012 son économie se contracter de 1,7%, sa dette publique dépasser 60% du produit intérieur brut (PIB), tandis que le taux de chômage y a atteint 24%. Le Premier ministre, Ivica Dacic, a annoncé vouloir remplacer, lors du remaniement, le ministre des Finances et de l’Économie, Mladjan Dinkic, afin d’accélérer le redressement économique.

La politique, c’est «du passé»

Dans un entretien à la télévision russe mercredi, l’ancien patron du FMI a assuré que la politique était «du passé» et qu’il souhaitait désormais se consacrer à ses nouvelles fonctions de conseil, confirmant des propos qu’il avait tenus sur CNN. DSK a été nommé en juillet membre du conseil de surveillance de deux institutions financières détenues à majorité par les pouvoirs publics russes: le Fonds russe des investissements directs (RDIF) et la Banque russe de développement des régions (BRDR), contrôlée par le pétrolier Rosneft.

Le Parisien.fr avec AFP

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