mardi , 21 mai 2019

Le tortionnaire de Cleveland condamné à plus de 1.000 ans de prison

Pour avoir kidnappé, violé et séquestré trois jeunes femmes pendant plus de 10 ans, Ariel Castro passera sa vie derrière les barreaux, sans possibilité de libération anticipée…

Ariel Castro a eu beau jurer qu’il n’était «pas un monstre», le juge l’a condamné à une peine de prison à vie –plus de 1.000 ans cumulés. En plaidant coupable, le «tortionnaire de Cleveland» avait évité un procès devant un jury et une possible peine capitale.

Michelle Knight, une des trois jeunes femmes séquestrées et torturées dans une maison de Cleveland (Ohio, nord), s’est adressée, très émue, à Castro. «J’ai vécu onze ans d’enfer, maintenant votre enfer ne fait que commencer. Je surmonterai ce qui s’est passé. Vous vivrez en enfer pour l’éternité», a-t-elle dit, lisant un texte préparé à l’avance. «Je peux vous pardonner mais je ne pourrai jamais oublier. Je vivrai pendant que vous mourrez à petit feu chaque jour en pensant aux onze années et aux atrocités que vous nous avez infligées», a-t-elle ajouté.

«Je suis malade»

L’ancien chauffeur de bus de 53 ans, lui, a juré qu’il n’était «pas un monstre». «Je suis malade, je suis accro au sexe et à la pornographie», a-t-il avancé, affirmant qu’il avait été victime d’abus sexuels dans son enfance. Il a encore juré qu’il n’avait pas «planifié» les enlèvements, et que ses trois victimes, kidnappées à 20, 16 et 14 ans, avaient consenti aux relations sexuelles. «Je ne les ai pas forcées. Parfois, c’est elles qui me le demandaient. Elles n’était pas vierges au sens biblique du terme. Elles avaient eu de multiples partenaires avant moi.» Il est même allé jusqu’à parler d’une «certaine harmonie» dans la maison de l’horreur.

Alors que le juge lui rappelait qu’il avait plaidé coupable, Castro a répété qu’il n’était «pas violent». Selon les experts, il a pourtant battu et violé les jeunes femmes à de multiples reprises, jusqu’à ce qu’elles fassent des fausses couches. Michelle Knight a affirmé qu’il l’avait privée de nourriture pendant 15 jours et l’avait forcée à jouer à la roulette russe.

Amanda Berry a cependant eu une petite fille, Jocelyn, née en captivité et âgée de six ans au moment de leur libération. Des analyses ADN ont confirmé que Castro était bien son père. Jeudi, ce dernier a demandé s’il pourrait bénéficier de droits parentaux. «Non. C’est l’une de vos victimes. Vous n’aurez aucun contact avec elles», a répondu le juge.

20minutes avec AFP

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