mardi , 26 mars 2019

Le dialogue en danger

On retient encore notre souffle. Après quelques deux semaines d’accalmie gracieusement offertes par le dialogue politique sous l’égide du médiateur de l’ONU, nous revoilà à nouveau plongés dans l’angoisse que cette trêve ne s’estompe avec tout le cortège de violences qui pourrait s’ensuivre.

Les violences enregistrées mercredi après la convocation de Cellou Dalein Diallo au tribunal de première instance de Dixinn et qui se sont soldées par une douzaine de blessé ont fait dire au président de l’UFDG que son parti se retirait du processus de dialogue.

Le leader de l’UFDG dont le domicile a essuyé des jets de pierres et de gaz lacrymogènes n’a pas attendu longtemps pour annoncer la suspension de la participation de son parti au processus.

« On a décidé au niveau de l’UFDG, pour le moment, de suspendre notre participation à ce dialogue, parce qu’on n’a pas de respect pour nous. Lorsqu’on me traite comme ça, je ne peux plus m’assoir autour de la table du processus du dialogue », a lancé l’ancien Premier ministre qui, il y a quelque jour annonçait sa disponibilité pour un gouvernement d’union nationale si le président s’engage à respecter les droits humains.

Fatoumata Kéita
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