samedi , 24 août 2019
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Libération de ses militants: L’opposition explique les raisons de sa participation au dialogue

L’opposition guinéenne, dans une déclaration publiée hier (ndlr 06 juin), explique les raisons qui ont motivé son retour à la table de négociation, sous la présidence du facilitateur de l’ONU Said Djinnit. Cette déclaration fait suite à la démission de Mouctar Diallo et Faya Millimono, deux petits leaders bruyants à la tête de partis  »cabines téléphoniques », qui expliquent leur décision par le fait qu’ils ne peuvent participer à ce dialogue pendant que leurs militants sont  »injustement incarcérés ». Lisez ce communiqué.

 

 

L’opposition républicaine avait décidé de subordonner sa participation au dialogue politique à la libération de ses militants et sympathisants incarcérés à la suite de ses manifestations pacifiques. C’est pour cette raison qu’elle s’était abstenue de répondre favorablement à l’invitation qui lui avait été faite le lundi 03 juin dernier.

Elle n’a décidé de participer, à partir du mercredi 05 juin, au dialogue politique en cours qu’après que les autorités publiques aient rendu effectives les mesures suivantes :

– La libération de tous les manifestants non encore déférés à la maison centrale de Conakry et préalablement détenus dans les postes de police et de gendarmerie ;

– La libération, les 03 et 04 juin de trente-huit (38) détenus sur les cinquante (5O) déjà transférés à la Sureté urbaine de Conakry

Il s’en suit que seules douze (12) personnes dont le statut réel (manifestants ou casseurs) est en cours de confirmation restent en détention et devraient bénéficier, le cas échéant, de mesures rapides d’élargissement, les autorités s’étant engagées à diligenter les procédures de clarification nécessaires.

Tout en se félicitant de cette mise en liberté accordée à leurs militants et sympathisants, les partis politiques de l’opposition républicaine expriment leur vive indignation pour les conditions brutales de leur interpellation, la durée anormale de leur détention préventive et les traitements inhumains et dégradants infligés à certains d’entre eux.

L’opposition républicaine déplore cette privation abusive de liberté dont sont victimes des manifestants pacifiques accusés à tort de multiples atteintes à l’ordre public et illégalement détenus sans jugement à la prison civile de Conakry.

L’opposition républicaine dénonce l’instrumentalisation récurrente de la justice à des fins purement politiques visant à entraver le libre exercice des activités des partis politiques et à priver d’honnêtes citoyens de leur liberté. Elle invite les autorités judiciaires guinéennes à prendre les dispositions nécessaires afin que les douze (12) personnes encore détenues recouvrent instamment leur liberté perdue des suites de l’exercice de droits de manifestation et de cortège garantis par notre constitution.

L’opposition républicaine saisit cette occasion pour rappeler aux autorités publiques actuelles qu’en ces moments de concertation nationale, les parties prenantes au dialogue politique en cours se doivent d’inscrire leur action dans une perspective d’apaisement et de réconciliation, afin de donner à ces ultimes négociations qui cristallise l’espoir de tout un Peuple, les meilleures chances de succès.

Conakry, le 06 juin 2013

L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP)
Le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition
Le Club Des Républicains (CDR)
Le Front d’Union pour la Démocratie et le Progrès (FDP)

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