jeudi , 29 octobre 2020

Le FMI débloque 27,4 millions de dollars en faveur de la Guinée

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé le déblocage de 27,4 millions de dollars pour la Guinée, se félicitant de la réduction de la dette extérieure, de la baisse de l’inflation et des efforts du gouvernement en matière budgétaire.

 

Bonne nouvelle pour la Guinée. Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) achevait hier la deuxième revue des résultats économiques obtenus par la Guinée dans le cadre d’un programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC). Au cours de cette réunion, l’institution a approuvé un décaissement supplémentaire de 27,4 millions de dollars pour le pays, ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 82,1 millions de dollars.

Les résultats obtenus par la Guinée, ont été jugé « satisfaisants » par le conseil d’administration et son directeur général adjoint Naoyuki Shinohara, qui s’exprimait par communiqué. Le bailleur note la réduction de la dette extérieure, la baisse progressive de l’inflation ainsi que le bon niveau des réserves de change. Le conseil s’est également félicité des efforts du gouvernement en matière de perception des recettes et de rationalisation des dépenses et a approuvé les mesures prises pour baisser les subventions, notamment dans le secteur de l’électricité.

Améliorer le climat des affaires

Si ce nouveau prêt récompense la bonne tenue économique et budgétaire du pays d’Alpha Condé, il n’en est pas moins assorti d’une série de recommandations. « Il sera nécessaire de continuer d’exécuter résolument les politiques et les réformes prévues dans le programme pour consolider la stabilité macroéconomique, préserver la viabilité de la dette et favoriser une croissance durable et solidaire, » prévient Naoyuki Shinohara. Ce dernier place parmi les priorités l’amélioration du climat d’investissement et du secteur de l’électricité ainsi que de la gouvernance du secteur minier. Le FMI enjoint aussi le gouvernement à mettre en place, en temps voulu, un mécanisme d’ajustement automatique des prix des produits pétroliers et une réforme de la fonction publique, en collaboration avec les partenaires sociaux.

En attendant ces réformes structurelles qui doivent, selon le FMI, permettre de « réaliser une croissance vigoureuse et réduire la pauvreté », Conakry était il y a dix jours en proie à des scènes de violences, suite à un mouvement de protestation contre les coupures d’eau et d’électricité. Une manière de rappeler l’urgence des transformations économiques du pays.

Source : Jeune Afrique

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