lundi , 16 décembre 2019

L’opposition boude la concertation politique de lundi

Les leaders politiques de l’opposition radicale ont décidé lundi de bouder la concertation politique prévue ce jour, entre les partis politiques, le collège des facilitateurs et les membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), afin de lever toute ambigüité sur le processus électoral, a-t-on appris de source proche de l’opposition.

Essentiellement centrée autour de la transparence et de la sécurisation du processus électoral, pouvant aboutir à la tenue du scrutin électoral le 30 juin prochain, la rencontre entre les hommes politiques et les experts électoraux est une opportunité offerte à chaque partie pour faire valoir ses attentes par rapport aux aspects techniques et à la fiabilité des élections.

Selon M. Diallo Ahmed T, président du parti Alliance pour le développement national (ADN) et membre de l’opposition, cette rencontre ne constitue pas un « cadre adéquat et propice pour discuter des différents points de revendications » déjà portés à la connaissance du gouvernement et de l’opinion internationale, à travers le facilitateur désigné par les Nations unies, dans la résolution de la crise guinéenne.

En lieu et place d’une concertation élargie entre tous les acteurs politiques du pays, les responsables de l’opposition réunis au sein du Collectif, de l’Alliance pour la démocratique et le progrès (ADP), du Club des Républicains (CDR) et du Front d’union pour la démocratique et le progrès (FDP), envisage une rencontre restreinte avec le président guinéen Alpha Condé, en présence du facilitateur international, l’algérien Said Djinnit, pour un échange sur la situation sociopolitique du pays.

Pour le retour au dialogue politique, l’opposition pose comme condition indiscutable le report de la date du 30 juin fixée par décrète présidentiel pour la tenue effective des élections législatives.

Par ailleurs, une fois le dialogue amorcé, les partis de l’opposition comptent renouveler leur sollicitation pour la prise en compte du vote des Guinéens de l’étranger, la résiliation du contrat de Weymark et le recrutement d’un nouvel opérateur de saisi pour établir le fichier électoral « propre ».

Xinhua

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