mardi , 10 décembre 2019

Affaire 28 Septembre – 6 milliards GNF : Une ONG réclame une information judiciaire à leur encontre

Laissées pour compte après la représsion sauvage du 28 septembre 2009 à Conakry, les ONG et associations de victimes ne cachent plus leur amertume.

Sachant que Jean Marie Doré, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, se sont partagés la faramineuse somme 6 milliards de francs guinéens pour « réparation des dégâts causés à leur domicile respectif », ces ONG, à l’image du Directoire National de la Jeunesse Unie de Guinée (D.N.J.U.G), exigent l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de ces trois trois personnalités. Rappelons qu’en plus d’avoir empoché chacun 2 milliards GNF, elles ont en commun le passé d’anciens Premiers ministres.  Déclaration…

« Le DNJUG réclame une information judiciaire autour des 6 milliards GNF accordés aux les ex-Premiers Ministres en 2009.

Peuple de Guinée,

Suite à la plainte pour détournement et recel de fonds publics à l’encontre des ex-premiers ministres Jean Mari DORE, Mamadou Cellou Dalein DIALLO et Sidya TOURE, introduite auprès du Procureur Général de la Cour d’Appel de Conakry en date du 24 janvier 2012, le Directoire National de la Jeunesse Unie de Guinée (D.N.J.U.G), initiateur de ladite plainte, constate :

1) Qu’après les évènements tragiques du 28 septembre 2009 le Premier Ministre de transition, Monsieur Jean Mari Doré au frais du Trésor public, a utilisé six (6) milliards de franc guinéen des caisses de l’Etat à des fins autres que le bien public. A ce titre ont été illégalement indemnisés les ex-premiers ministres Jean Mari DORE, Mamadou Cellou Dalein DIALLO et Sidya TOURE, à hauteur de deux milliards (2.000.000.000) GNF chacun.

2) Que cet acte, fondé sur aucune procédure administrative en matière de gestion des biens publics ou sur une responsabilité admise quelconque de l’Etat, n’est (i) point l’aboutissement d’une plainte avec constitution de partie civile par les ex premiers ministres récipiendaires,(ii) le résultat d’un préjudice légalement constaté , évalué et établi par la justice, pour pouvoir prétendre en une indemnité réellement équivalente à l’intensité du préjudice soit disant subi.

3) Que l’ex-premier ministre Mamadou Cellou Dalein Diallo reconnait avoir accepté des fonds publics non réclamés en affirmant le 18 octobre 2011 sur le site guinee58 : « Quelques mois après cette terrible affaire, j’ai reçu sur mon compte dormant de la Banque centrale deux milliards de FG de la part du Gouvernement de l’époque dirigé par Jean Mari Doré pour me dédommager des biens que j’avais perdus au même titre et à la même hauteur que Sidya Touré et Jean Mari Doré. Jai reçu ce dédommagement de la part du gouvernement alors que je n’avais rien réclamé »

4) Que Monsieur Jean Marie DORE, dans le Défi N°222 du 9 janvier 2012, déclare ‘’On parle actuellement de deux milliards qui auraient été perçus par nous dans le cadre soit disant des réparations dues aux victimes des évènements du 28 septembre. Ce n’est pas comme ça ! C’est complètement faux ! C’est de la diffamation et de la calomnie. C’est moi qui ai pris l’initiative. J’assume la responsabilité de cette réparation insuffisante qui a été donnée à Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Jean Marie Doré. Si quelqu’un n’est pas content qu’il porte plainte à la justice, je suis là pour répondre, donc il ne faut pas chercher la petite bête là où elle n’est pas.’’

Peuple de Guinée,

C’est en cela que des citoyens guinéens, qui ne comptent plus se résigner à ne pas réagir aux injustices arrogantes qui s’expriment aujourd’hui dans notre pays, ont porté plainte auprès du procureur général de la cour d’appel de Conakry, monsieur Alhassane II Diallo, qui pourtant n’a jusqu’ici pas donné suite à notre requête.

C’est pourquoi, le Directoire National réclame qu’une information judiciaire soit immédiatement ouverte à l’encontre de Monsieur Jean Marie DORE, Monsieur Cellou Dalein DIALLO, Monsieur Sidiya TOURE afin, d’une part, éclairer l’opinion publique sur ce cas d’injustice et, d’autre part, assurer le retour de ces fonds publics dans les caisses de l’Etat, quitte à les restituer aux victimes légitimes du massacre du 28 septembre 2009.

Rappelons que cette tragédie du 28 septembre 2009 avait causé la mort de 157 personnes et des cas de femmes violées, des disparus et des blessés graves. Ces victimes laissées pour compte croupissent encore sous le poids de la souffrance.

VIVE LA RÉPUBLIQUE
VIVE LA JUSTICE

Le Directoire National de la Jeunesse Unie de Guinée (DNJUG)

Le Président, Amadou Lamaranah Diallo »

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