mercredi , 28 octobre 2020

Des gardes pénitentiaires défoncent 2 dents du journaliste Yérim Seck!

Le certificat médical témoignant de la sauvagerie extrême à l’endroit de Yérim Seck
Vous n’êtes pas en  Erythrée! Même pas en Turkménistan ou en Corée du Nord. Mais au Sénégal. Dans ce pays voisin, le journaliste Cheick Yérim Seck, en prison depuis plusieurs mois, est inquiet pour sa vie. Non contents de le voir en prison, deux gardes pénitentiaires veulent en plus lui ôter la vie. Tenez, en janvier dernier, aux dires de M. Seck -appuyés par un certificat médical- il a été agressé avec deux dents de la gencive supérieure défoncées… Choquant!

 

« Depuis le début de ma détention, je me suis abstenu de toute déclaration, résolu à vivre dignement cette épreuve. Mais trop, c’est trop! Diadji Ndiaye, régisseur du Camp Pénal, faisant sciemment dans l’amalgame, a déclaré, dans La Tribune du 26 mars, avoir trouvé un téléphone portable dans la chambre 3 où je purge ma peine. Ce portable appartient à un des pensionnaires de la chambre clairement identifié et qui n’a rien à voir avec moi.

Diadji N’diaye ajoute qu’il va me muter vers une chambre surpeuplée. Armé par Boubou Diouf Tall, Directeur de l’Observatoire national des lieux de privation de liberté, père de mon accusatrice N’dèye Aïssatou Tall, Diadji N’diaye cherche à tout prix à me nuire. Sa volonté de me muter vers une chambre surpeuplée m’expose à un grave danger. Je suis malade, très malade. Le 02 Janvier 2013, j’ai été agressé par 2 gardes pénitentiaires qui m’ont défoncé 2 dents de la gencive supérieure. Cette agression (attestée par le certificat médical ci-joint qui établit 30 jours d’incapacité) m’a causé de graves dégâts à la vue et au cerveau. Le stomatologue de l’hôpital Principal qui me traite, me soumet chaque semaine à des interventions lourdes pour me tirer d’affaire. Ayant pris fonction le 21 mars, Diadji N’diaye m’a empêché de me rendre à mon rendez-vous médical du 26 mars. Mon médecin a appelé le major de la prison pour s’en inquiéter.

Je prends à témoin le Président de la République, Macky Sall, les organisations de défense des droits de l’homme (Raddho, Amnesty International, Human Rights Watch…) ainsi que l’opinion nationale et internationale. Je me sens d’autant plus en danger que Boubou Diouf Tall confie urbi et orbi qu’il va me « détruire. » Fidèle à sa réputation de gros manipulateur, le père de N’dèye Aïssatou Tall, a déclaré dans une interview, ne me vouloir aucun mal pour mieux masquer le calvaire qu’il me fait endurer en prison. Du haut de son statut de magistrat, il se targue de me maintenir en prison autant de temps qu’il le voudra.

Je ne désespère toutefois pas que justice me sera un jour rendue. Il est en effet grotesque de penser qu’un viol a pu se commettre par surprise après des préliminaires et le port d’un préservatif reconnu par la prétendue victime. Juge et partie au tribunal comme à la prison, Boubou Diouf Tall, observateur des prisons, actionne Diadji N’diaye dont l’acharnement à mon endroit est injustifiable. Je n’ai jamais violé et ne violerai jamais aucune règle régissant ma détention. Mais je ne saurai me laisser conduire à l’échafaud sans broncher. Je demande à tous mes amis, au Sénégal et dans le monde, de veiller sur les agissements à mon égard de Diadji N’diaye dont les méthodes sont connues »

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