samedi , 7 décembre 2019

Le Bloc Libéral propose un partage du gâteau gouvernemental avec l’opposition

Le Bloc Libéral (BL), parti présidé par Dr Faya Millimono a proposé vendredi la formation d’un gouvernement d’union nationale composé essentiellement de cadres compétents et intègres afin de calmer la tension et permettre au président Alpha Condé d’achever son mandat en 2015.

Le gouvernement d’union ainsi proposé doit être dirigé, selon le BL, par un Premier ministre « aux pouvoirs élargis que le président ne pourra démettre d’ici la fin de la transition en 2015’’.  Aussi, pour le choix de ce chef du gouvernement, le Bloc Libéral pense qu’il doit se sur la base d’un profil défini par consensus.

Transition. Le mot revient à plusieurs reprises dans le mémorandum élaboré par le tout jeune parti agrée en février.  Dans son entendement, la constitution d’un tel gouvernement signifie que le pays reste dans la transition amorcée en 2008 jusqu’en 2015. Alpha Condé dévient donc le troisième président de la transition, après Moussa Dadis Camara et Sékouba Konaté.

Dr Faya Millimono et ses militants préconisent en outre que la fin du mandat du président Alpha Condé, en 2015, soit sanctionnée par  une élection présidentielle  couplée avec des législatives. Ils estiment que l’organisation du scrutin parlementaire cette année ne fera qu’exacerber la tension et ‘’plonger le pays dans une crise profonde aux conséquences imprévisibles et désastreuses’’.

Dans son mémo, la formation politique dont l’agrément a été difficilement obtenue, propose aussi la mise en place d’un cadre de concertation pendant la durée de la transition, avec une assistance internationale, la mise en place d’un programme de réconciliation nationale du niveau local au niveau national et le renforcement des capacités du CNT pour, dit-il, l’adapter à la nouvelle donne. Il faudra ‘’réviser et faire adopter par référendum la constitution basée sur les réalités du pays’’.

Toutefois, si le président Alpha Condé arrivait à accepter ces propositions du Bloc Libéral, il y en a une sur laquelle il n’accepterait aucune concession. Le BL préconise, en effet, que « tous les gestionnaires de la période transitoire, y compris le président de la République, ne doivent pas être candidats aux élections présidentielle et législatives’’.


Elie Ougna
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