lundi , 11 novembre 2019

6 morts dans les violences politiques depuis mercredi à Conakry

Six personnes, cinq civils et un policier, sont mortes depuis mercredi à Conakry à la suite des heurts qui ont opposé des manifestants de l’opposition aux forces de l’ordre guinéennes, selon un nouveau bilan communiqué dimanche à l’AFP par des sources hospitalières et du ministère de la Santé.

Un précédent bilan communiqué samedi par le gouvernement avait fait état de trois morts, deux civils et un policier, à la suite des heurts mercredi, jeudi et vendredi, entre les forces de l’ordre et des manifestants de l’opposition dans la banlieue de la capitale.

« Nous avons enregistré dans la nuit de samedi à dimanche trois nouveaux cas de décès, des victimes des violences entre des manifestants de l’opposition et des forces de l’ordre », a affirmé à l’AFP un haut responsable du ministère de la Santé.

Ces trois nouvelles victimes civiles avaient « été blessées (jeudi) par une arme à feu », a indiqué à l’AFP un médecin de l’hôpital de Donka, un des principaux de Conakry.

Les heurts ont commencé mercredi au cours d’une marche d’opposants réclamant une transparence aux législatives prévues le 12 mai.

La manifestation de mercredi a été suivie jeudi d’une journée « ville morte » à l’appel de l’opposition.

Plus de 200 personnes ont été blessées, selon un décompte de l’AFP, dans ces heurts qui ont abouti à l’arrestation de 62 personnes selon le gouvernement.

Le gouvernement a également affirmé samedi dans un communiqué qu’il entendait « faire toute la lumière sur les circonstances de la mort de ces concitoyens ».

Trois coalitions de partis d’opposition guinéens ont dénoncé samedi dans un communiqué les « expéditions punitives organisées depuis le (mercredi) 27 février » par les forces de l’ordre, qui « mettent en péril la vie et les biens de nombreux citoyens dont le seul crime est d’avoir répondu favorablement aux mots d’ordre de manifestation de l’opposition ».

Le président guinéen, Alpha Condé, doit recevoir lundi les acteurs politiques pour discuter des législatives, un scrutin repoussé depuis 2011.

AFP

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