mardi , 18 décembre 2018
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Marche du 27 février: Le Général Baldé met ses concitoyens en garde contre tout manquement à la loi

 

Le Général de division Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale de Guinée, a invité mardi soir ses concitoyens au respect strict de la loi, au risque de subir le courroux du code pénal qui dit-il, doit s’appliquer à tous, sans exception.

 

Le Général Ibrahima Baldé s’exprimait ainsi sur le petit écran de la télévision nationale RTG, à la veille de la marche de l’opposition qui compte manifester contre la « non prise en compte de ses points de revendications », dans la perspective des législatives prévues pour se tenir le 12 mai prochain.

 

L’officier, dans un langage mesuré mais tout de même empreint de fermeté, a  d’entrée de jeu expliqué qu’en Guinée  personne n’est au dessus de la loi.

 

S’appuyant sur le Code pénal guinéen dont une copie a été présentée à la télévision, Baldé a indiqué que son service et lui-même s’en servaient en tout temps pour emmener chaque citoyen, à commencer selon lui par lui-même,  à respecter scrupuleusement les lois auxquelles les guinéens ont volontairement souscrit.

 

« Mon sacerdoce c’est le respect de la loi, et cela doit être celui de tout citoyen guinéen. Nous avons des textes qui sont l’émanation de l’ensemble des guinéens. Et chacun de nous doit avoir le courage, à la limite des cas de les respecter », a expliqué l’ancien bras-droit du président de la transition, le Général Sékouba Konaté.

 

Pour lui, ce respect strict de la loi auquel il fait cas commence par s’appliquer aux gendarmes  qui exercent sous sa responsabilité.

 

« Chez nous, l’exercice de la police militaire judiciaire se tient de plein feu. Quiconque se retrouve dans la commission délibérée et manifeste d’une infraction parce qu’il est porteur d’uniforme nous verra de plein soleil, car il y a une  procédure et un jugement prévus à cet effet », a-t-il indiqué, menaçant que les contrevenants gendarmes « doivent dans ce cas subir l’extrême rigueur de la loi ».

 

« Cela est valable pour les organiseurs de marche.  Chacun des guinéens doit savoir qu’il y a une maxime qui dit clairement Sed Lex Dura Lex. (Ndlr : La loi est dur mais c’est la loi)’’, a poursuit le gendarme.

 

Il a assuré que ses services sont de vrais « professionnels et non des barbares »  qui selon lui n’utilisent que le bâton de protection, le bouclier et au pire des cas les gaz lacrymogènes pour disperser des foules, dans le but de repérer tout individu mal intentionné afin de le mettre devant le fait établi.

 

L’opposition guinéenne a annoncé lundi lors d’une conférence de presse qu’elle ne comptait pas renoncer à sa marche « pacifique »  qui devra être suivie le lendemain d’une journée ville morte.

 

A ses yeux, ces formes de manifestations civiques prévues par la constitution guinéennes sont les seuls moyens dont elle dit disposer pour faire plier le gouvernement qui se prépare selon elle à « une gigantesque fraude électorale ».

 

La dernière marche de l’opposition remonte d’il y a une semaine seulement. Les marcheurs avaient emprunté l’autoroute Fidel Castro et rallié l’esplanade du palais du peuple dans le centre-ville de Kaloum, qu’elle n’avait réussi à remplir qu’au tiers de sa capacité d’accueil, estimée à quelques 10 000 personnes.

 

La Guinée peine à organiser ses élections parlementaires qui devraient mettre un terme à la longue transition entamée au lendemain de la mort en décembre 2008 de l’ex président Lansana Conté.

 

Le gouvernement et les partis de l’opposition, constituée pour l’essentiel des anciens Premiers ministres se défendent chacun d’être à l’origine des blocages.

 

Les manifestations de rues à Conakry  sont souvent l’occasion de destruction de biens d’innocentes personnes qu’on empêche de se rendre au travail ou de vaquer à autres choses.

 

La violence est surtout perceptible dans les zones de Bambéto et de Coza, dans la commune de Ratoma, réputée être des fiefs du leader de l’UFDG, l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo.

 

A rappeler que le Général Baldé a été l’officier en charge de la Fossepel, (Force spéciale de sécurisation du processus électoral), service crée par la junte de Sékouba Konaté pour maintenir la quiétude et la sécurité durant les élections de 2010, qui ont vu la victoire d’Alpha Condé, candidat du RPG Arc-en-ciel.

 

Alpha Camara

Gatineau au CANADA

Tel: 1613 700 6322

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