dimanche , 24 mars 2019

Présidence de la CENI : Thierno préfère Lounsény à Bakary

Farouche opposant à Lounsény Camara dans l’ancienne Commission électorale nationale indépendante, Thierno Saïdou Bayo, semble regretter ce dernier par rapport au président de l’actuelle CENI, Bakary Fofana.

Pour l’ancien directeur de l’information, sensibilisation et communication de la CENI, Thierno Saïdou Bayo, entre deux maux, il vaut mieux préférer le moindre. Et pour lui, entre l’ancien et l’actuel président de la CENI, le moindre mal c’est bien Lounsény Camara. Celui dont il a vivement critiqué le mode de gestion jusqu’à la dissolution de son institution.

Bayo craint Bakary Fofana. Au point de le qualifier « d’un monsieur très très dangereux ». Dans son argumentation, il affirme qu’au moins avec Lounsény Camara, même s’il y avait des « bagarres » au moment de certaines prises de décision, celui-ci arrivait à comprendre certains enjeux et à changer d’avis. Mais à l’en croire, Bakary Fofana, ne change pas de position. Cela, en dépit de toutes les protestations contre sa gestion qualifiée d’opaque.

Parlant de Waymark et des récentes révélations sur son contrat avec feu Ben Sékou Sylla, Bayo se livre à des déclarations plutôt ahurissantes. « Pour Waymark, c’est moi qui devait aller en Afrique du Sud  sur invitation de la CENI de ce pays. Je ne suis pas allé parce que j’étais réellement occupé à Conakry. Lounsény Camara qui est allé à ma place. Sur la facture, il est écrit que c’est pour la gestion des résultats. Ce n’était pas pour le recensement, ni la révision du fichier électoral. La Sagem était là pour ça. Quand ils ont fait venir Waymark, le Général Sangaré a dit que ce n’est pas possible. L’OIF, son institution était là. Les vols d’ordinateurs à la CENI visaient à ce qu’on ne puisse pas prendre les systèmes de l’OIF mais ceux de Waymark. Mais le Général Sangaré les (ordinateurs) a tous remplacés ».


Lorsque Lounsény Camara était au centre de toutes les contestations entre 2010 et 2012, le pavillon occupé par Bayo, Pathé Dieng et autres commissaires désignés par l’opposition, au siège de la CENI, était baptisé Benghazi.

 

Mamady Fofana
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